mardi, 30 juin 2009

La cité qui tue les femmes

http://www.programme-tv.net/cinema/1073521-les-oubliees-d...
Les oubliées de Juarez.
Titre original : Bordertown.
Cinéma.
Genre : Drame.
Date de sortie : 2006.
Durée : 1h53.
Casting :
Réalisateur : Gregory Nava.
Scénariste : Gregory Nava.
Musique : Graeme Revell.
Avec : Jennifer Lopez (Lauren Fredericks), Antonio Banderas (Alfonso Diaz), Sonia Braga (Teresa), Maya Zapata (Eva Jimenez), Martin Sheen (George Morgan), John Norman (le sénateur Rawlings), Julio Cedillo (Julio), Rene Rivera (Aris Rodriguez), Teresa Ruiz (Cecilia Rojas), Jorge Urzua (Eduardo Lopez), Randall Batinkoff (Frank Kozerski), Brandon Smith (monsieur Adrian)...
Caractéristiques techniques :
Pays : Etats-Unis.
Diffusions.
Mar 30 à 22h25 sur Ciné Cinéma Premier.
Stéréo 16:9.
Autres diffusions.
Lun 06 à 20h40 sur Ciné Cinéma Premier.
CSA : Interdit au moins de 10 ans.

Début du film:
Un soir, à la frontière de Juarez et d'El Paso.
La jeune Eva, qui vient de quitter l'usine, est la seule passagère du bus qui la ramène chez elle.
Le conducteur profite de la situation pour la violer avec un complice.
Les deux hommes la laissent pour morte dans une tombe de fortune.
A Chicago, Lauren Fredericks, une journaliste qui espère un poste de correspondante à l'étranger, accepte d'aller enquêter sur le cas d'Eva et d'autres «oubliées» de Juarez.
Sur place, elle retrouve Alfonso Diaz, un ami qu'elle n'a pas vu depuis des années, devenu directeur du journal local. Alfonso, d'abord réticent, finit par accepter de l'aider.
Il lui fait rencontrer Eva et sa mère...

Commentaires:
Daniela de Montmartre le mardi 30 juin à 20h06.
Inspiré d'un fait tristement authentique, ce film a le mérite de lever une partie du voile sur les drames atroces dont sont victimes les femmes et autres catégories les plus vulnérables dans la "nouvelle économie" et la mondialisation de l'économie de marché, nous rappelant au passage qu'il n'existe pas plus de commerce équitable qu'il n'existe de gentils génocides, tout commerce étant par définition un acte de banditisme et de corruption.
A rapprocher de l'enquête de Sergio González Rodríguez: "Des Os dans le désert", sur les meurtres et disparitions de femmes à Ciudad Juárez.
Et de l'ouvrage documentaire de Jean-Christophe Rampal et Marc Fernandez
"La ville qui tue les femmes: enquête à Ciudad Juárz", Hachette, coll. « Essais », Paris, 2005, 281 p. (ISBN 978-201-235-76-79), ayant donné lieu à un édifiant documentaire télévisé.
Ainsi que sur le site:
http://www.lacitedesmortes.net/
On ne compte même plus les charniers composés quasi exclusivement de femmes entourant ce types de cités frontalières, dont l'une des trouvailles les plus glauques faisait mention de plus de 800 corps non identifiables dans un même endroit et mettant en lumière la complicité des autorités autant locales que nationales des deux cotés de la frontière.

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Commentaires

Pour Laborit, sociologue, non plus homo sapiens sapiens mais homo sapiens demens.

Homo sapiens demens

(a) , "homme savant fou", est une formule, employée par Edgar Morin dans "Le Paradigme perdu : la nature humaine" (Seuil, Point, 1973), pour désigner l'humanité. L'idée est reprise dans "La méthode", Tome 5, "L'humanité de l'humanité" et dans l'Ethique

(b) A l'intérieur du genre Homo, l'espèce Homo sapiens se divise en deux sous-espèces :

- Homo sapiens neandertalis (disparue), l'Homme de Neandertal ;
- Homo sapiens sapiens, toujours vivante, évoluant depuis Cro-Magnon.
(c) Une troisième espèce (fossile) semble avoir été découverte. Homo Floresiensis est en cours d'investigation.
(d) Le sociologue Edgar Morin propose la dénomination plus réaliste . En effet, nolens volens, l'homme attache une importance considérable à son imagination. Nombre de ses croyances (parmi les plus durables) sont plus proches du délire que de la pertinence. Morin n'est pas le seul à pointer ce fait :

(d) Sigmund Freud ne parle pas de folie (notion qu'il exprime par le terme de psychose), mais d'une névrose universelle de l'humain.

Citation : .


(e) La vanité pousse l'homme à se croire le but de l'Univers (principe anthropique "fort" ou délirant) ou le centre de La Création.

-(f) Fait troublant. Découverte curieuse liée à la robotique. Homo sapiens demens doit-il à sa curiosité l'importance de sa pulsion de mort ?

- (g) Le même Homo se manifeste sapiens ou demens en fonction des niveaux d'énergie.

(h) Généralisant "L'Histoire de la folie" de Michel Foucault, Derrida présente la folie comme le fond d'où et contre lequel émerge le langage, la raison, le logos.

-(i) Homo sapiens demens, contrairement à la plupart des animaux, cherche à fuir la réalité, par l'imaginaire. C'est en quoi son désir n'est pas un besoin biologique.

(j) Formulation plus ancienne.

(k) Sur le site Hominidés.com, Juliette Ihler, doctorante en philosophie, dans un article intitulé "Fécondité et originalité du concept d'Homo demens", insiste sur ce qu'elle appelle l'imprédictibilité des actions de l'homme.

(l) Pour la pluspart d'entre nous, la vision, en boucle, des avions se jetant sur les tours du World Trade Center, est restée dans nos esprits comme un choc devant le constat d'un geste que nous refusions d'envisager comme possible.

(m) Chute des corps. Il se pourrait que la folie soit plus grande que ce que nous pouvons supporter, pour vivre posément au quotidien. Combien de personnes savent que la tour numéro sept (WTC7) est tombée quelques heures plus tard, défiant les lois de la Physique ?

(n) Voir Certitude. Cerveau trompeur. Clivage des représentations. Conjecture. Dogme. Emergence du mythe. Illusion ethnique. Réalité apparente. Réalité indépendante. Refus de voir. Refus du réel. Réfutation. Shinar. Triunique. Vérité.

(o) Lire "Réalité Représentations".

Auteur. Hubert Houdoy Mis en ligne le Samedi 24 Mai 2008

Explorer les sites. Réseau d'Activités à Distance. A partir d'un mot. Le Forez. Roche-en-Forez.

Consulter les blogs. Connaître le monde. Géologie politique.
Nota Bene. Les mots en gras sont tous définis sur le cédérom encyclopédique.


______________________________________________

OK Ok, la folie est inhérente à notre fonctionnement psycho mais les calamités que nous déployons n'ont aucune excuse. S'adonner à ses instincts les plus bas est sous notre seule responsabilité et Sartre l'a très bien montré dans sa vision de la liberté humaine : nous sommes condamnés à être libres.
Dans cette dichotomie des contraires, de la pensée et de la pulsion, de la vie et de la mort, soyons les acteurs de cette "liberté" pour l'épanouissement de la vie et non de la barbarie et des massacres.
Voltaire a eu cette réflexion "La guerre c'est la chronique de barbarie, des crimes et de la la misère des hommes mais c'est aussi la lutte des hommes contre la misère, les crimes et la barbarie".
Faisons en sorte que le quotidien des hommes aille un jour dans ce sens. Pour le présent, nous en sommes encore très loin.

Ecrit par : délie | dimanche, 26 juillet 2009

Merci adorable Délie pour ce passionnant et surtout très lumineux commentaire.
Comme toi, il me semble que le sentier qui mène à la raison est étroit et sinueux parsemé d'obstacles souvent fatals mais tout aussi riches d'enseignements, pas étonnant donc que la plupart de nos presque "semblables" préfèrent de loin la très relative efficacité des larges autostrades bien lisses, même si la densité de population y est telle qu'il est impossible d'y communiquer et de progresser autrement qu'au ralenti ou dans un état de stress permanent peu propice à toute rêverie ou élévation spirituelle mais au contraire nous entraine à suivre nos instincts les plus violents et primaires, transformant le "singe évolué" en barbare sanguinaire dès que ce dernier est installé dans son armure/cercueil d'acier et de plastoc.

Ecrit par : Daniela de MontMartre | lundi, 27 juillet 2009

Ce n'est peut-être pas un hasard si les constructeurs osent parler de plus en plus de voitures intelligentes après avoir tout fait pour abrutir leurs conducteurs par la diffusion incessantes de publicités toutes plus débilitantes les unes que les autres?

Ecrit par : Daniela de MontMartre | lundi, 27 juillet 2009

Pas tout à fait le même sujet mais pas si éloigné qu'il en a l'air, le lien vers un fait divers expliquant pourquoi certaines personnes, dont je suis, ont une confiance si limitée envers les uniformes en général et les blouses blanches en particulier, même si ces dernières ont plus de ressuscités à leur actif que les schtroumpfs et les kakis.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/21/01016-20090721ARTFIG00481-destruction-de-preuves-a-l-hopital-de-toulon-.php

Ecrit par : Daniela de MontMartre | lundi, 03 août 2009

Coucou Délie,
je viens de retrouver la citation de Edward Gibbon (1737-1794) à laquelle Voltaire (1694 - 1778) faisait allusion, à moins que ce ne fut l'inverse :-)

"L'histoire n'est guère plus que le registre des crimes, des folies et des malheurs de l'humanité".

Ecrit par : Daniela de MontMartre | mardi, 11 août 2009

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