dimanche, 07 janvier 2007

L'Adam de l'amére

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"Matt Hooper -Vous étiez sur l’Indianapolis?

Martin Brody -Qu’est-ce qui s’est passé au juste?

Quint -Un sous-marin japonais nous a mis deux torpilles par le travers avant, voilà Chef. Ca s’oublie pas, ça. On retournait d’une mission de l’île de Tinian où on avait livré une bombe, celle d’Hiroshima. LA Bombe. 1100 marins à la mer. Le navire a coulé en 12 minutes. On est resté sans voir un seul requin pendant près d’une heure. Tout d’un coup: un 4 mètres. Vous savez comment ça s’évalue, quand on est dans l’eau ? A ce qui sépare la membrane dorsale de la queue. Mais nous on savait rien. Le coup de la bombe avait tellement été gardé secret qu’aucun signal de détresse n’était parti... On est resté huit jours sans être portés en retard. Aux premières lueurs de l’aube, les requins commencent à roder, alors on a formé des espèces de groupes compacts, dans le genre des carrés qu’il y avait dans les batailles de l’ancien temps (...) Alors on s’est dit si un requin approche de trop près, alors le premier rang se débattra dans l’eau, il gueulera, il se remuera -des fois ça suffit- et le requin il fout le camp. Mais des fois, ça marche pas. Si vraiment il s’incruste, alors là, attention... Il vous regarde droit dans les yeux. Et je vais vous dire, moi, ça a des yeux sans vie, sans rien. Une paire d’yeux tous noirs, des yeux de nounours. Lorsqu’il s’approche de vous, le requin, il fait pas vivant. Jusqu’a ce qu’il vous happe. Là, ses p’tits yeux noirs , il deviennent blancs et alors, ah on entend des cris terribles qui vous percent le tympan, et l’océan est tout rouge, et malgré qu’on se débatte, qu’on gueule et qu’on hurle, ça grouille de partout. Et ça vous met en pièces. A l’aube de ce premier jour, 100 hommes étaient morts. Il y avait combien de requins ? Peut-être un millier, d’hommes je sais pas mais il en partait six à l’heure en moyenne. Le matin du jeudi, je me retrouve tout près d’un vieux copain. Il s’appelait Robinson, un type de Cleveland (dans le civil un sportif), maître d’équipage. J’ai crus qu’il faisait un somme. Alors je me suis dit ’faut que je le réveille’. Il faisait des bonds dans l’eau comme un jouet de celluloïd. Debout et... complètement cisaillé à partir de la taille. Le 5ème jour à midi, un Lockeed Ventura nous a vu (...) et il est reparti. On a attendu encore trois heures et puis un héliporteur s’est pointé et nous a remonté à son bord. Et vous voulez que je vous dise, c’est à ce moment là que j’ai eu les fois : en attendant mon tour. Et de ma vie je ne remettrai un gilet de sauvetage. Et c’est ainsi que sur 1100 naufragés, 316 survivants furent repêchés. Les requins avaient eu les autres, en ce jeudi 19 juin 1945. Enfin, on avait livré la bombe..."

http://hermaphrodite.fr/breve418 

 

daniela

Bonsoir, compliment pour ce bel article. Juste à titre d’information, la photo est celle d’un Carcharodon Carcharias, appelé aussi grand requin blanc, et les eaux où se débâtaient les rescapés de l’USS Indianapolis entre Tinian et Leyte étaient alors celles du Carcharhinus Longimanus ou requin longimane ou à pointe blanche. Depuis ce triste épisode de l’histoire des hommes où ces derniers se trucidaient à coups de blocus alimentaires, de virus, de sabres, de machettes, de baïonnettes, de balles, de torpilles ou de bombes, atomiques ou non, dans le seul but d’imposer leurs valeurs ségrégationnistes et leur mode de vie consumériste au reste de la planète, la faune marine, elle, requins y compris, à sacrément dégusté, au point de voire disparaitre plusieurs dizaines de ses espèces chaque jour depuis la reprise de la pêche intensive à la fin de la seconde guerre mondiale et de l’explosion des sources de pollution. Si aucune mesure radicale n’est prise de toute urgence, la seule chance de trouver de la vie dans les océans sera de consulter les archives filmographiques et les musées ou qu’un nouveau conflit mondiale éclate et ne finisse par éradiquer le pire prédateur que la terre ai connue... le boeuf, ou plus précisément l’hétéro-beauf, auto-désigné pompeusement Homo Sapiens Sapiens malgré sa malheureuse propension à pondre les mouflets à la chaîne et dont la traduction latine mais mensongère suggèrerait qu’il ai appris à penser en tombant de son arbre, (sur la tête ?) juste après en avoir scié les branches le rattachant à ses cousins "sauvages".

Commentaires

Homo Sapiens Sapiens signifiant "L'Homme qui Sait qu'il Sait" mais ne correspondant visiblement à aucune réalité, j'aimerais bien savoir quelle est la traduction latine de "L'Homme qui ne Sait pas qu'il ne Sait rien" ou bien de "L'homme qui croit Savoir mais ne Sait rien de rien". ;-)

Ecrit par : daniela de Montluçon | dimanche, 07 janvier 2007

Joli comment, Daniela de Mont !

Ou l'homme qui croit et que ne sait pas. Entre croire et savoir... il y a tout un monde qui n'est d'ailleurs pas à notre portée.



Montmartre
Montluçon
Montebello
St Chamon mond (?)

Tu es fait pour les sommets, je me le disais bien :-)

Ecrit par : endora | dimanche, 07 janvier 2007

Pas seulement pour les "Monts", ma mie,
car comme toute les sirènes et autres chimères,
ma moitié femme s'accommode aussi parfaitement de sa moitié "Thon" ;-)
"Thon Martre
Ton Luçon
Ton Thé Bello
Seins Chatons"
Car comme aurait put le dire l'Auguste Picard à bord de son Bathyscaphe, "Les abimes ont aussi certains charmes quand l'on à le privilège de pouvoir ne pas s'y éterniser", et ce dernier s'y connaissait en défis, puisqu'aucune limite ne semblait pouvoir lui résister que se soit sous les eaux ou par delà les heures et les hauteurs.
Certaines créatures, lassées de leurs carcans ne se révèlent qu'en changeant de Dimensions à tout "poings" de vue. Foutant leurs petits "poings" musclés sur les I(diots) par la seule démonstration de génie, d'autres galères en surface mais à fond de cale, engluées dans l'obscurantisme ambiant comme des papillons dans la résine...

Ecrit par : daniela de Montluçon | dimanche, 07 janvier 2007

Ca va ma Daniela, te fâches pas, c'était juste pour te chambrer un peu.

Et puis ceux qui se moquent, "quand on se voit on se désole, quand on les voit, on se console..."

A propos de thons, Koffe sur la 2, vient de donner une recette "à la grecque" qui semble prometteuse!

Ecrit par : endora | dimanche, 07 janvier 2007

Je ne suis point fachée,
au contraire, le développement concernait uniquement l'auguste Auguste Piccard, père du Bathyscaphe et de la Bathysphère ayant repoussé les limites des connaissances humaines et inspiré à Hergé sont célèbre professeur Tryphon Tournesol.

A propos de "ton thon",
je viens d'apprendre que le requin Mako, était commercialisé sous l'étiquette de Thon de l'atlantique.

En parlant de cela,
mon Doudou adoré est en train de faire frire la morue dessalée depuis deux jours, histoire de savoir à quoi ressemblait le goût du poisson avant sa totale extinction des océans.

Ecrit par : daniela de Montluçon | dimanche, 07 janvier 2007

Une morale salée comme tu aimes, après la morue dessalée...

" Une petite brève avant l'apéro, bon appétit!

une pomme bien mûre attérit au pied de l'arbre, non loin d'une bouse, qui aussitôt essaye d'engager la conversation.En vain: le fruit dédaigne de lui répondre.Quand la vache du coin revient et croque la pomme, on entend la bouse ricaner:"A toute à l'heure, prétentieuse."
pondu par Bona.
trouvé sur un site que j'aime,
http://raymondalcovere.hautetfort.com/archive/2005/11/23/

Ecrit par : endora | dimanche, 07 janvier 2007

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