mardi, 30 juin 2009

L'image est dans la tête.

Tous les commentaires sont les bienvenus,
d'où qu'ils viennent,
quelles que soient leurs appréciations.
Le but de toute discussion
étant d'enrichir les opinions.

La cité qui tue les femmes

http://www.programme-tv.net/cinema/1073521-les-oubliees-d...
Les oubliées de Juarez.
Titre original : Bordertown.
Cinéma.
Genre : Drame.
Date de sortie : 2006.
Durée : 1h53.
Casting :
Réalisateur : Gregory Nava.
Scénariste : Gregory Nava.
Musique : Graeme Revell.
Avec : Jennifer Lopez (Lauren Fredericks), Antonio Banderas (Alfonso Diaz), Sonia Braga (Teresa), Maya Zapata (Eva Jimenez), Martin Sheen (George Morgan), John Norman (le sénateur Rawlings), Julio Cedillo (Julio), Rene Rivera (Aris Rodriguez), Teresa Ruiz (Cecilia Rojas), Jorge Urzua (Eduardo Lopez), Randall Batinkoff (Frank Kozerski), Brandon Smith (monsieur Adrian)...
Caractéristiques techniques :
Pays : Etats-Unis.
Diffusions.
Mar 30 à 22h25 sur Ciné Cinéma Premier.
Stéréo 16:9.
Autres diffusions.
Lun 06 à 20h40 sur Ciné Cinéma Premier.
CSA : Interdit au moins de 10 ans.

Début du film:
Un soir, à la frontière de Juarez et d'El Paso.
La jeune Eva, qui vient de quitter l'usine, est la seule passagère du bus qui la ramène chez elle.
Le conducteur profite de la situation pour la violer avec un complice.
Les deux hommes la laissent pour morte dans une tombe de fortune.
A Chicago, Lauren Fredericks, une journaliste qui espère un poste de correspondante à l'étranger, accepte d'aller enquêter sur le cas d'Eva et d'autres «oubliées» de Juarez.
Sur place, elle retrouve Alfonso Diaz, un ami qu'elle n'a pas vu depuis des années, devenu directeur du journal local. Alfonso, d'abord réticent, finit par accepter de l'aider.
Il lui fait rencontrer Eva et sa mère...

Commentaires:
Daniela de Montmartre le mardi 30 juin à 20h06.
Inspiré d'un fait tristement authentique, ce film a le mérite de lever une partie du voile sur les drames atroces dont sont victimes les femmes et autres catégories les plus vulnérables dans la "nouvelle économie" et la mondialisation de l'économie de marché, nous rappelant au passage qu'il n'existe pas plus de commerce équitable qu'il n'existe de gentils génocides, tout commerce étant par définition un acte de banditisme et de corruption.
A rapprocher de l'enquête de Sergio González Rodríguez: "Des Os dans le désert", sur les meurtres et disparitions de femmes à Ciudad Juárez.
Et de l'ouvrage documentaire de Jean-Christophe Rampal et Marc Fernandez
"La ville qui tue les femmes: enquête à Ciudad Juárz", Hachette, coll. « Essais », Paris, 2005, 281 p. (ISBN 978-201-235-76-79), ayant donné lieu à un édifiant documentaire télévisé.
Ainsi que sur le site:
http://www.lacitedesmortes.net/
On ne compte même plus les charniers composés quasi exclusivement de femmes entourant ce types de cités frontalières, dont l'une des trouvailles les plus glauques faisait mention de plus de 800 corps non identifiables dans un même endroit et mettant en lumière la complicité des autorités autant locales que nationales des deux cotés de la frontière.

lundi, 01 juin 2009

Biclou très très inspiré !

vendredi, 29 mai 2009

Fuck You :-)

A voire et surtout à entendre,

le nouveau méga "tube" (le jeu de mots est permi :-)

de Lily Alien, fille spirituelle de "Lily la Tigresse" et de Woodie Allen :-)

Simplement jubilatoire!

A noter que le texte s'adresse au BNP (Parti national britannique), parti ouvertement xénophobe et homophobe mais peut tout autant s'appliquer à notre propre BNP et à tout nos banquiers. :-)

lundi, 04 mai 2009

Nous nourir ou mal nous conduire, il faut choisir

Du sucre et des fleurs dans nos moteurs?

(et du plomb dans la cervelle?)

Culture Infos.
Genre : Documentaire.
Date de sortie : 2006.
Durée : 52 mn.
Casting :
Réalisateur : Jean-Michel Rodrigo
Caractéristiques techniques :
Pays : France.
Diffusions.
Dim 03 à 18h00 sur LCP.
Mono 4:3.
Autres diffusions.
Sam 02 à 22h00 sur LCP.
Lun 04 à 10h30 sur LCP.
Tous publics.

Résumé :
Le prix du baril de pétrole flambe, ses réserves s'épuisent, et pourtant, sa consommation augmente de façon exponentielle.
Les accords de Kyoto contraignent les nations industrielles à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, tandis que certains pays émergents, le Brésil en tête, rêvent d'un développement dans lequel le moteur ne serait plus l'or noir.
L'heure semble avoir sonné pour les biocarburants, dont l'essor permettrait de liquider les stocks agricoles européens et français.
Mais malgré un intérêt accru pour cet or vert, les biocarburants se révèlent toutefois incapables de répondre à la croissance de la consommation mondiale d'énergie.

Mais P....D.B....D.M....,
DANS QUEL MONDE de C... VIVONS NOUS?!
... pour oser prétexter la raréfaction des denrées alimentaires de base afin d'en justifier la hausse des prix exorbitante, ne laissant même pas aux revenus les plus modestes, la possibilité de glaner ou de faire les poubelles pour se nourrir.
Celles ci étant rendues impropres à la consommation par le déversement de produits ménagers et autres biocides hautement toxiques, tels que de l'eau de Javel, y compris quand les populations contraintes à subir ces pratiques immondes, font parti de cette "sous France" qui se lève beaucoup plus tôt que son président pour aller réellement bosser elle mais dans la grande majorité des cas, pour un salaire de misère à peine suffisant pour survivre un jour de plus en priant de n'avoir aucune maladie ou le moindre accident synonymes pour eux de faillite irréversible.

Comme le disait Gandhi:

"Vivre tout simplement pour que tous puissent simplement vivre"

est encore loin d'être entré dans les moeurs malgré la faillite inévitable de ce système foireux reposant sur la crédulité et l'exploitation éhonté des plus vulnérables.

Ce même monde de pénurie artificielle savamment entretenue où l'on ose nous affirmer dans le même temps que la transition vers le terme trompeur de biocarburant ou d'agrocarburant serait un bienfait pour notre économie grâce à une meilleure valorisation de ses surplus alimentaires dont on ne sait que faire alors que tant de monde y crève littéralement de faim, y compris dans les pays soit-disant riches où seules une poignées de privilégiés, ploutocraties totalement déconnectées des problèmes réels du commun des mortels, affiche de manière obscène et écœurante ses privilèges comme autant d'incitations à la révolte.

Si un P.... de gouvernement voulait déclencher une révolution sanglante, comme au "bon vieux" temps de La Terreur pour instaurer une P.... de dictature, il ne s'y prendrait pas autrement!
Combien y a-t-il de candidats apprentis bouchers parmi vous se sentant l'âme d'un nouveau Naboléon pour instaurer la loi martiale et le pillage organisé du pays au seul profit de sa clique?!
Combien parmi vous qui fasse honneur à sa fonction au lieu de la salir sans vergogne au simple prétexte qu'il s'agit d'une règle tacite que tout le monde doit suivre sous peine d'être à son tour exclu de la meute si âpre à la curée.

Dixit d'une de ces personnes qui due durant de années se contenter, faute d'autres possibilités, d'un placard de 4 m² pompeusement appelé chambre de bonne, pour un loyer exorbitant bien que sans aucune commodité, sous la toiture de zinc d'un de ces immeubles bourgeois entourant les ministères et autres centres décisionnels, pour être plus prêt de ses cinq mi-temps quotidiens sous payés, faisant alors ses 39 heures de labeur en seulement trois jours d'une année de travail en comptant 365 ouvrables et dont elle sait très bien qu'elle est très loin d'être la seule ou la plus mal lotie.

Comme le disait un célèbre slogan de vendeurs de lessives ou de tram à grande vitesse :

"Le progrès ne veau que s'il est partagé par tous".
Ainsi, si certains "illuminés" ne s'étaient pas évertué à rendre accessible à tous, une ressource pourtant connue depuis la plus haute antiquité, sans doute en serions nous toujours à utiliser des abaques pour tout calculateur et des lampes à kérosène pour tout éclairage.
Aussi ne serait-il pas plus sage, logique et salutaire envers nos semblables comme envers nous même ainsi que vers la fragile planète qui nous abrite, de miser sur le développement d'idées plus novatrices et réfléchies plutôt que sur celle consistant à laisser aux mains des principaux malfrats insatiables de notre pauvre monde, ou plutôt de ce qu'ils en ont fait, le soin de s'engraisser toujours d'avantage sur nos os?
Idées novatrices telles que:


1- Recrutement des meilleurs ingénieurs et techniciens dans le domaine du développement durable au lieu de les laisser s'envoler vers d'autres contrés ou offrir leurs talents aux industries polluantes pour saboter toute initiative allant contre les intérêts de ses dernières, gâchant ainsi leurs compétences au sein d'entreprise dont l'intêret est de freiner tout progrés dans leur domaine. Ainsi, si nous avions confié aux fabriquants d'automobiles le soins de développer nos ordinateurs, en ce reférant aux performances des derniers standards de bagnoles comparé à leur vénérable ancétre, la Ford modéle T de 1908, au moteur fonctionnant indistinctement à l'essence comme à l'éthanol, nos plus puissants ordinateurs auraient multiplié par 2 en 1 siécle d'évolution, leur temps de calcul pour effectuer une même opération!
Tandis que si nous avions fait preuve d'autant d'innovations dans la construction de véhicules individuels que pour celles des processeurs, nous en serions déjà sans aucun doute à coloniser d'autres galaxies rien qu'à la force de la pensée, des mollets ou même du poignet :-)

2- Retour à la mixité de classes et au concept d'arcologie pour désengorger les réseaux de circulation urbaine au profit d'une désertification des centres villes transformés en immeubles de bureaux à des seuls fins spéculatives.
Eh oui, les "pauvres" ne mordent pas quand on leurs permet de se nourrir et d'occuper un logement décent tout comme ils ne sont pas non plus contagieux quand ont leur donne les moyens de se soigner.

3- Le systéme éducatif caduque n'étant devenue qu'une salle d'attente pour futur épaves toxicomanes, il deviens urgent de développer des centres gratuits d'auto-apprentissage ou auto-formation, au centre des agglomérations, aidant à générer un nouveau vivier de micro-entreprises, d'auto-entrepreneurs et d'artisans, offrant accès internet, lieu de récupération (type hôtel alvéolaire) et d'hygiène (douche avec vestiaire sécurisé), rations alimentaires basiques et soins médicaux d'urgence.
Y favoriser la mixité social et l'entraide entre patrons, cadres, employées, étudiants, formateurs et chercheurs d'emplois.
Vous pourriez bien être étonnés de constater la quantité d'informations colossale que peu emmagasiner une personne autodidacte ayant accés à internet, développant ainsi ses connaissances dans les domaines qui lui seront le plus utile pour bâtir son propre avenir, au lieu d'être formée par une institution ayant toujours au moins une génération de retard, dans le seul but de satisfaire les besoins d'entreprises ne demandant qu'à se délocaliser au plus vite vers des endroits où la mains d'oeuvre est toujours plus docile et corvéable à merci.
Si l'Education Nationale devaient continuer à suivre sa même logique implacable, nous pourrions tout autant rétablir l'esclavage et le travail des enfants dans les mines et les usines, car c'est là la seule manière de satisfaire la demande de "chers" industriels.

4- Popularisation des moteurs à air comprimé à haut rendement basé sur le principe de ceux développés par la société française MDI de l'ingénieur Guy Nègre.

5- Instauration d'un système basé non pas sur la compétition stupide, véritable machine à fabriquer de l'exclusion, mais au contraire sur l'apprentissage de la collaboration raisonnée, valorisant le partage des compétences de chacun et tournée toute entière vers un même idéal, non pas essentiellement lucratif mais prioritairement motivé par l'urgence absolue de sauver ce qu'il nous reste de chance de perpétuer notre propre espèce en sauvant les quelques rescapées de la biodiversité.

6- Favorisations fiscale des particuliers producteurs d'électricité à partir de source d'énergie renouvelables et revendant leurs excédents de consommation à la collectivité.

7- Exonération totale de taxes sur les produits favorisant le développement durable, tels les panneaux solaires thermiques et photovoltaïques ainsi que les éoliennes hybrides et autres systèmes de récupération des surplus énergétiques, par le stockage sous forme d'hydrogène par processus d'électrolyse pour alimenter des piles à combustible et sous forme pneumatique pour alimenter des moteurs haute performance pareilles à ceux développés par MDI pour sa One Cat mais pouvant entraîner des générateurs électriques.

8- Développement des Systèmes d'Echange Locaux ou SEL dans le but de stopper l'évasion des capitaux vers les paradis fiscaux...

samedi, 02 mai 2009

Air Force One / Ground Zero :-)

Air Force One over Mt. Rushmore.jpg

Ce n'est pas le résultat d'un match de Baise Balle ni même celui d'une partie de balle au pied amerloque mais peut-être seulement l'amer constat pour le KKK, d'un attentat manqué de peu?


Malgré la tentative du Pentagone de casser la baraque à nouveau en se débarrassant d'Obama au court d'une boulette providentielle, lui donnant le feu vert pour faire une petite balade au dessus du site des attentas du 11.11.2001, peut-être dans l'espoir que la flak locale réagisse au quart de tour, l'avion présidentiel c'est quand même posé sans encombre, au grand dam des familles Bush, Clinton et peut-être même Biden?


Comme quoi, c'est pas tout d'envoyer quelqu'un au milieu d'un champ de mine dans l'espoir que ce dernier fasse un faux pas, encore faut-il les avoir activé :-)

vendredi, 01 mai 2009

Quand Alexandre rencontre Diogène...

S'il est une vrai malédiction,
c'est celle du moment où, quand croyant avoir laissé une empreinte durable dans l'histoire des hommes, l'on se rends compte en se retournant que d'autres se sont empressé de tout effacer pour que jamais rien ne change ni ne puisse évoluer.


Certes, il en va parfois que certains noms restent un court instant figés dans les mémoires des "zomes", alors que les actes qui les accompagnaient ont depuis longtemps été balayé par le vent ou recouvert par la mousse, la vase ou le corail, se sont enfoncés dans l'oubli.

Ainsi l'intrèpide conquérant s'adressa un jour respectueusement au célèbre vagabond de Sinope réfugié à Corinthe:


"- Sage parmi les sages, quand tous répondirent l'invitation du roi des rois, pourquoi ne pas t'être présenté devant moi toi que j'attendais plus que tout autre? Puisque tu ne daigne pas venir à lui, celui ci t'offre le privilège de venir à ta rencontre. Le voici donc devant toi, curieux de profiter de ta sagesse en échange de la réalisation de ton souhait le plus cher.


- Toi qui pense être pour tout avoir et tout conquérir, que crois-tu donc pouvoir m'offrir, que je ne possède déjà?
Tu as un beau petit cul certes, mais il me fait de l'ombre alors que la nuit à été fraîche, bouge donc ta lune que je puisse enfin me réchauffer!
Toi qui crois pouvoir influer sur la courses des étoiles, commence donc par t'ôter de MON soleil!"

diogene-1.1174290754.jpg

jeudi, 23 avril 2009

Vers un avenir plus responsable? "L'histoire des choses" de Annie Leonard.

En ces temps de crise,

un petite dose d'intelligence au milieu de notre ére du triomphe de la connerie ne nous ferait aucun mal.

C'est pourquoi je vous invite à découvrir ce pure joyaux d'humour et de pédagogie qui ne date pas exactement d'hier certes, mais dont le message reste plus que jamais d'une criante actualité.

Cette version sous titré en français, hélas raccourcie du bijoux d'Annie Léonard est à voir et à revoir, par tous et en particulier par tout ceux et celles disposant du moindre pouvoir décisionel tant son message est à la fois limpide et d'une pertinence désarmante.

Il est aussi visible à l'adresse suivante:

http://www.inspire-institut.org/lhistoire-des-choses.html

Bonne lecture.

vendredi, 03 avril 2009

Vive la Crise!

06.01.2009

mangez du kangourou (et du chameau)!

Mangez du chameau et du kangourou !

Par Doan Bui.

 

GWF00164.jpgLe kangourou s’annonce décidément être l’animal le plus in de ce début du siècle.

Dans son excellent dernier livre,  « l’Avenir de l’Eau », Erik Orsenna, parti à la rencontre d’expert en kangouroulogie, explique ainsi à quel point ce drôle d’animal est décidément fort adapté en ces temps de réchauffement climatique et de pénurie d’eau.


Le kangourou est en effet capable d’adapter sa période de gestation en fonction des ressources de son environnnement et son mode de mode de déplacement - le saut - est l’un des plus efficients d’un point de vue énergétique.

Et surtout, les flatulences des kangourous sont écologiquement correctes, contrairement à celles des vaches, bœufs, et ovins, le secteur de l’élevage étant l’un des principaux émetteurs de gaz à effets de serres.

Il semblerait en revanche, que le kangourou, cette merveille de la nature, n’émettent que de modestes pets pas trop chargés en méthane.

Sans compter que cet ascète ne consomme que très peu d’eau : il sait économiser le précieux liquide, en témoigne ses petites crottes si sèches qu’elles sont capables de s’enflammer comme des brindilles.


Bref, les scientifiques en Australie recommandent donc que la viande de kangourou devienne (ou plutôt redevienne) l’aliment de base des Australiens, à la place et du mouton et du bœuf. Ross Garnaut, conseiller du gouvernement sur le changement climatique, estime que le cheptel de bœuf et de moutons devrait être réduit respectivement de 7 et de 36 million, pendant que la population des kangourous grimperait de 34 millions à 240 millions.

 

chameau-pushkar-chameau_~1823090.jpgPlus étonnant, le professeur Murray Mc Gregor conseille aussi de rajouter à ce régime… du chameau.

Mais là, pour des raisons totalement différentes : notre professeur vient en effet de pondre une étude sur la surpopulation des chameaux en Australie.

L’animal a été introduit comme bête de somme à la fin du 19e siècle, mais il s’est depuis propagé dans la nature.

Avec 1 million de chameaux sauvages, l’Australie serait ainsi le premier pays au monde en terme de population chamelière !!!

Problème : ce satané animal cause pas mal de dégâts dans l’écosystèmes, destruction de plantes rares et de petits animaux du déserts...

Bref, Murray Mc Gregor conseille donc pour diminuer cette surpopulation de manger du chameau, qui serait une viande proche du bœuf et maigre, de surcroît.


Tags: kangourou, environnement, chameau, gaz à effet de serres

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note:

http://doan-bui.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/06/ma...

Commentaires

Les qualités de la viande de kangourou sont nombreuses :
- bio par nature (gibier sauvage)
- 2/3% de mat gras
- sans cholestérol
- riche en fer
- bon marché grâce à une chaine logistique très simple
- sans trace de chimiques (polution, vaccins...)
- riche en acides linoleiques conjugués (anabolisants naturels)
- et ça se cuisine comme du chevreuil et excellent au BBQ

J'adore depuis que j'en ai mangé en Australie

Ecrit par : Marc | 06.03.2009

Compliments Doan pour ton blog passionnant.
Te lire est un réel ravissement.

"Vive la Crise!

Comme l'indiquerait l'idéogramme chinois, Crise et Opportunité seraient synonymes et moteurs de nouvelles avancés bienfaitrices.

Autant la présence du chameau en Australie est une plaie comme tout les accompagnateurs des "longs nez" (qui là pour l'occasion n'en ont aucun en matière d'anticipation et de développement durable), des rongeurs, tels le rat ou le lapin, aux bovins, en passant par les félins, les canins et les ovins, autant l'exploitation rationnelle des marsupiaux, en particulier celle des "pieds bondissants" (dont le mode de déplacement est juste après le vol plané, le moins dommageable au fragile humus australien à l'inverse du
piétinement destructeur de flore et générateur de déserts des nouveaux arrivants) est une nécessite à plus d'un titre et dans notre propre intérêt comme de celui de la planète qui nous abrite bien malgré elle.

Comprendre la nature et protéger la biodiversité,
n'est pas UNE manière de prolonger l'espérance de vie de notre civilisation comme celle de notre espèce (humaine)...
C'est LA SEULE!

En l'exemple des marsupiaux, des millions d'années d'évolution et d'adaptation on permis à la faune endémique de s'adapter de manière optimale au biotope dans lequel elle prospère quand l'homme ne décide pas de transformer ce dernier en désert grâce au PILLAGE intensif des ressources et à l'usage massif de biocide empoisonnant l'ensemble des chaines alimentaires et phénomène bien plus grave, en exterminant les pollinisateurs indispensables à notre propre survie, dans le seule but de permettre à des multinationales aux agissements criminels telles Monsanto, de faire de la Terre leur seule propriété en rançonnant états et paysans désireux de faire pousser quelque chose dans leurs champs, s'apparentant ainsi d'avantage à des envahisseurs de type virus mortelle ou nuées de sauterelles qu'à une créature sinon responsable, qui soit au moins parfaitement bien intégrée à son environnement.

Pour les amatrices de Science Fiction,
un tel comportement pourrait être parfaitement compréhensible de la part d'une espèce extra-terrestre à la politique expansionniste ou impérialiste maîtrisant parfaitement la technologie des migrations interplanétaires sur de longues distances, mais de la part d'une espèce aussi primitive que totalement inculte et ignorante, voir méprisante des lois les plus élémentaires de la sagesse voulant que l'on ne doit pas scier la branche sur laquelle on repose ni couler l'Arche de fortune sur lequel ont est littéralement coincé à moins de vouloir revivre la "merveilleuse" aventure du radeau de la méduse qui je vous le rappelle, doit une partie de sa triste célébrité, à la nécessité pour ses infortunés passagers, pour survivre, de transgresser l'ultime tabou du cannibalisme, ce type de comportement est tout simplement aussi aberrant et suicidaire que TOTALement irresponsable.

En conclusion,
doit-on généraliser ce triste état de fait en continuant ainsi nos agissements ou devient-il indispensable de commencer enfin à réfléchir sérieusement à la manière de gérer plus rationnellement notre présent pour changer ce sombre avenir qui nous attends si nous n'osons rien y changer?"

Salutations amicales,
Daniela.

mardi, 24 mars 2009

Tata Nano

Coïncidence ou Auto-dérision?

Amusant comment la forme, la technologie et le prix annoncé sont proches de celui du véhicule qui devait être fabriqué par la même société sous licence de la société Motor Development International de l'ingénieur Guy Nègre pour un véhicule révolutionnaire fonctionnant à l'air comprimé, rejetant donc 0 g de CO² dans l'atmosphère et dont l'autonomie devait être de 400 Km, le prix de 1500 Euros à la vente sans la prime écolo de 1000 euros pour les véhicules émettant moins de 100 grammes de CO²/km.

Où est donc passé le fameux moteur si prometteur alors visible sur les prototypes?
Aurait-il dérangé les pétroliers?

Pourquoi donc ne pas proscrire les bicyclettes et remplacer les velo'v, velib et autres initiatives écolos par des bons gros moteurs bien gras et asphyxiants rapportant eux aussi un max de pognon aux maffias des constructeurs, des pétroliers et de l'état?
Solution alternative la voiture à air comprimée - Journal de France 2

Quand on pense que la plupart des vautours de la désinformation, si grassement payés par les recettes publicitaires des grands constructeurs automobiles osent titrer "Tata Nano: sortir de la pauvreté ou être écolo" en argumentant grosso-merdo que les va-nus pieds doivent se contenter de pédaler pour que les pompes en croco puissent polluer en toute tranquillité dans leurs gracieux 4X4 climatisés

Tant d'hypocrisies, de malhonnêtetés et de manipulations sous les prétextes bidons de défendre l'emploie et le pouvoir d'achat, alors que ce genre de comportement ne fait qu'engraisser une infime minorité tout en précarisant les conditions de vie de tout les autres, au lieu de convertir notre économie pour la rendre plus efficace et durable, ça en devient littéralement renversant de stupidité pour ne pas dire que ça me fout carrément la rage et l'envie de vomir sur ses empafés si vous me permettez ce langage fleuri.

A l'heure où l'état s'endéte sur plusieurs générations pour jeter le pognon des con-tribuables en pure perte dans les comptes suisses et luxembourgeois des constructeurs automobiles au lieu de restructurer totalement leur industrie vers une économie réellement respectueuse de l'environnement et du citoyen, il aurait été formidable de saisir cette chance de corriger enfin les erreurs si longtemps perpétuées.
Alors tant pis, d'autres le feront sûrement mais sur une autre planète car celle ci est aussi foutue que nous le sommes désormais.

Auto dérision.jpg

mercredi, 21 janvier 2009

Petit guide d'Economie pratique à l'usage des nuls ou Comment sortir de la crise en seulement 5 petites leçons?

Certains font mine de croire que nous vivons dans une méritocratie, ou en tout cas expliquent ainsi, en toute mauvaise foi, leur héroïque réussite.
Un peu de talent et beaucoup de travail, suffisant selon eux, pour concrétiser tout nos rêves de réussite.
Ceux n'y parvenant pas étant soit trop stupides, soit tout simplement de trop mauvaise volonté.

Je ne prétendrais pas détenir la clé permettant à notre beau pays de sortir du marasme économique, ni en un tour de main, résoudre les "problèmes" du chômage, de la précarité, du gaspillage, de la pollution, de l'insécurité, de la criminalité, ni même du creusement exponentiel des inégalités sociales.

Malgré cela, je vous propose de mettre en œuvre une "stratégie" simplissime, économique, coûtant peau de balle et dont les retombées pourraient fort bien bouleverser totalement, sinon l'ensemble de données économiques de notre planète, au moins notre manière de voire la réalité et d'aborder les problèmes confrontés par nos semblables moins fortunés, dont le destin pourrait bien devenir le notre si nous ne faisons rien pour modifier les causes de leurs naufrages.

Partant du postulat que les pauvres sont ainsi à cause de leur paresse, de leur ignorance, de leur faiblesse morale et psychique ainsi que de leur mauvais patrimoine génétique, je propose aux académies et aux parents responsables, de proposer à leurs meilleurs éléments, le soin de rédiger un guide pratique basé sur l'expérience réelle de volontaires, destinée à servir de base aux personnes désirant s'en sortir malgré leurs carences intellectuelles, une sorte de "guide du routard" pour défavorisés ou de "Comment devenir millionnaire en 10 leçons?" ou encore "Sortir de sa mouise et devenir enfin respectable pour les nuls"...

Étape 1
Proposer aux élites de survivre 1 ans et réussir au bout de se délai à être non seulement totalement autonomes mais aussi de dégager des bénéfices financiers sans avoir enfreins la moindre loi ni s'être mis en situation d'illégalité, en démarrant leur parcourt sans un seul centime en poche ni papier d'identité, ni carte de crédit, ni téléphone portable.
Avec pour tout bagage, un bleu de chine et une paire de tong et bien sur leur intelligence supérieure.
Le tout sans jamais avoir recour au long de cette année de pratique, ni au soutient financier parentale, ni à celui des banques, des amis ou de quelques priviléges sociaux inconnus de ceux partant de rien, ne devant compter que sur leurs seules capacités physiques et intellectuelles, savourant la joie simple de se rêveiller (ou pas) de la froideur nocturne en remerciant le ciel de lui offrir le privilége de vivre une journée de plus sous son dôme.

Dit comme ça, je sais que cela ressemble à un challenge impossible, mais c'est pourtant ainsi que j'ai moi même débuté mon propre parcourt professionnel au sortir de l'armée, ce qui signifie que contrairement à vous, je ne bénéficiais même plus de l'atout d'un cerveau fonctionnel après être passée sous les drapeaux, complètement laminée et abrutie par l'absurde discipline militaire.
Je ne vous cacherais pas qu'avoir beaucoup de chance et un ange gardien ceinture 5ème dan dans son activité, aide un peu à survivre aux agressions multiples inévitablement rencontrés dans de tels circonstances.

Étape 2
A l'issue de cette année d'expérimentation, rédiger dans les moindres détails les méthodes utilisées pour survivre et faire fortune afin de les partager avec ceux dont l'esprit est trop faible pour y avoir penser avant eux, et puissent ainsi profiter de leur immense sagesse.

Étape 3
Confronter les diverses expériences ainsi consignées afin de rédiger dans le langage le plus accessible, l'inventaire le plus exhaustif des solutions empruntables pour parvenir au succès.

Étape 4
Partager ces solutions avec le plus grand nombre possible afin de le responsabiliser et de faire en sorte que la vision utopique d'un monde sans misère ni insécurité devienne enfin réalité.

Étape 5
Virer Dieu de son trône au Paradis pour incompétence caractérisée et s'installer à sa place :-)

lundi, 19 janvier 2009

Débat sur l'inutilité du RMI

Débat sur l'utilité du RMI

Mises en questions du dispositif

La difficulté de rendre effective l'insertion prévue par le dispositif met en cause son intérêt. Au premier rang, les travailleurs sociaux peuvent considérer qu'il s'agit plus d'un bénéfice politique qu'un remède à l'exclusion : « Nous posons seulement un cataplasme pour que les gens n'explosent pas »[21].

À côté des chômeurs et autres catégories d'inactifs, le RMI fournit un statut, certes médiocre, mais un statut tout de même à celui qui étant sur la pente descendante de l'exclusion sociale semble ne plus en avoir, ne plus être un citoyen à part entière (« Les services sociaux apparaissent comme les derniers endroits où ils sont encore considérés comme des citoyens... »)[21].

Cet effet de statut n'émergerait pas chez les bénéficiaires, alors qu'il n'a pas été prévu par le dispositif, s'il n'apportait pas un véritable soulagement complémentaire de l'apport financier.

Le volet insertion du dispositif, bien qu’ayant été conçu dès l’origine comme un élément important, a souvent été négligé. Il est représenté par le contrat d’insertion. En raison d’un manque d’encadrement et de moyens, de nombreux allocataires du RMI ne font l’objet d’aucun suivi, ce qui se traduit, dans de nombreux cas, par l’absence de contrats d’insertion. Le problème est que cet effet contribue au maintien du bénéficiaire dans cette situation, avec un statut à long terme.

Le dispositif ne permet pas de répondre aux graves difficultés rencontrées par une partie de la population qui en est exclue, notamment les jeunes déshérités. Ce constat a conduit les socialistes à proposer en 2007 la création d’une allocation d'autonomie pour les jeunes dont le mécanisme serait analogue à celui du RMI, ce dernier ne pouvant être obtenu qu’à partir de 25 ans.

Vu de l'extérieur, l'obtention du RMI peut être vue, notamment par les jeunes qui en sont légalement exclus, comme enviable : ils « revendiquent le statut d'allocataire comme projet à long terme [...] comme si c'était une profession »[21].

De même, un calcul rapide des avantages relatifs dissuadent certains bénéficiaires, en particulier les moins qualifiés, de voir véritablement leur intérêt dans un retour à l'emploi payé au SMIC, notamment lorsqu’il s’agit de travail à temps partiel[22]. Ce sont les effets de seuil[23]. Depuis 2000, des réflexions et mesures tendent à favoriser la transition entre ces deux états, une partie du dispositif du RMI étant maintenu dans les premiers mois de retour à l'emploi. La mise en place de la Prime pour l'emploi, complément de revenu pour les salariés payés aux alentours du SMIC, encourage également la reprise du travail.

Un grave facteur bloquant toute tentative de (ré-)insertion professionnelle est celui de l'accès aux transports. Le seuil du RMI ne permettant dans l'immense majorité des cas que d'assurer un minimum vital, les moindre frais de déplacement entament celui-ci. C'est ainsi qu'une nouvelle forme de ségrégation s'est installée à partir des années 1970, basée sur la possession ou non d'un moyen de transport personnel (voiture, moto). De plus, l'accès à l'immense majorité des emplois est subordonné à la possession du permis de conduire, y compris dans les activités les plus éloignés du milieu routier.

**Il existe plusieurs moyens, plus au moins réalisables ou éthiques de briser ce mécanisme d'exclusion ou de dépendance vis à vis de la collectivité:

    • D'une part en condamnant les entreprises et administrations utilisant la possession du permis de conduire comme outil de sélection, quand le poste à pourvoir n'est pas directement lié à la conduite d'un véhicule, ce qui relève malheureusement de l'Utopie quand le pouvoir politique est subordonné aux injonctions des pétroliers.
    • D'autre part, en instaurant la gratuité des transports pour les personnes dont les revenus sont inférieurs ou égale au SMIC.
    • Ou encore, selon le principe de l'arcologie ou principe de la cité, en permettant un rapprochement suffisant entre les lieux de travail, de domicile et de service permettant aux bas-revenus de se passer de tout transport trop onéreux pour leurs moyens, de réduire de manière phénoménale les gaspillages de temps et d'énergies, et surtout de lutter efficacement contre la pollution et ses fâcheuses conséquences sur le plan sanitaire et social.
    • Et enfin, le plus contestable sur le plan éthique mais efficace sur le plan économique à l'échelle de la mondialisation: le retour à l'esclavagisme, le terme "travail forcé" faisant alors place à l'appellation de "réinsertion par le travail". Paradoxalement prôné par les partisans les plus ardents du néo-libéralisme sous le couvert de l'humour tout en étant appliqué de nos jours encore dans de nombreux états dont la Chine, la Birmanie, la Russie et les États-Unis... Consistant à encourager la montée de la criminalité et des moyens de répression pour approvisionner en main d'oeuvre aussi abondante que gratuite, par le biais de la mise aux travaux forcés de la population carcérale, de la délocalisation des industries traditionnellement les plus couteuses ou gourmande en main d'oeuvre par leur dangerosité vers les prisons usines. Avec pour seul handicape de ne pouvoir fonctionner que vers le marché de l'exportation et d'être en conséquence relativement fragile face aux mesures protectionnistes ou de boycott des pays importateurs, en particulier quand ces derniers imitent le même modèle socio-économique, le marché intérieur n'ayant lui même plus aucun moyen de consommer quoi que ce soit ni de pouvoir payer d'impôts à l'exception d'une ploutocratie s'exonérant par divers moyens, de cette contribution au bénéfice de l'état.

De plus selon certains personnels du corps médical, notamment des infirmier(e)s psychiatriques, la stigmatisation des allocataires du RMI atteint dans certains cas le bénéficiaire en lui infligeant une réelle souffrance psychique, sensation de mal-être liée à la perte de l’image et de l’estime de soi.

Source: Wikiped

A mourir de rire pour éviter d'avoir à en pleurer.

Monsanto condamné...

La cour d'appel de Lyon a confirmé, le 29 octobre, la condamnation en première instance de la firme pour publicité mensongère suite à une plainte de l'association Eau et rivières de Bretagne. Le fabricant de pesticides affirmait dans des spots télévisés que son produit, le Roundup, protégeait l'environnement et était biodégradable, deux assertions fausses selon les magistrats.

Source: Sciences et Avenir.

Disons que c'est juste pour la forme, car 15.000 euros d'amende pour une des trois sociétés les plus riches de la planête, c'est carrément une aumône capable de faire mourir de rire l'une des entreprise les plus dangereuse pour l'avenir de l'humanité et dont les dégats sont d'hors et déjà inestimables, quand une modeste association comme Kokopelli écope elle d'une amende de 35000 euros pour avoir seulement tenté de sauver quelques semences de la rapacités des affameurs.

Quelqu'un aurait-il confiance en la justice de son pays?

Moi pas! Seulement honte de devoir vivre sous le même drapeau qu'une bande de criminels assermentés ou non mais n'appliquant pas d'autre loi que celle du porte-feuilles appuyés de quelques porte-flingues en képi ou en cagoule.

Même les limaces nous dépassent

Une limace qui carbure au solaire


Une limace de mer puise des chloroplastes dans l'algue qu'elle mange et a intégré les gènes de la photosynthèse.

La belle couleur verte d'Elysia chlorotica, une limace de mer, est aussi la marque d'un exploit inédit, celui d'un animal devenu végétal.

Comme une plante, elle s'étiole et meurt si elle est laissée trop longtemps dans l'obscurité.

En revanche, elle peut vivre des mois sans manger avec la seule lumière du jour. Comment fait-elle?

Cette énigme vivante, qui intriguait les chercheurs depuis un siècle, vient d'être élucidée par l'équipe de Mary Rumpho, à l'université du Maine (Etats-Unis).


Une découverte extraordinaire puisqu'il s'agit du premier animal supérieur alimenté au solaire.

Elysia a recours à des batteries végétales, des chloroplastes, ces organites verts qui permettent de capter l'énergie lumineuse du soleil et de l'utiliser.

Mais comment la limace est-elle parvenue à recruter les chloroplastes au sein de ses propres cellules?

Un premier exploit, qui en suppose un autre, encore plus grand : qu'elle se soit procuré les gènes d'une algue, indispensables pour les faire fonctionner.
Si l'animal ingère et stocke les chloroplastes de son algue préférée via son alimentation, il a, en revanche, définitivement intégré à son génome les gènes permettant d'utiliser ces batteries solaires!

Encore plus fort, avec le temps, Elysia a fini par ressembler à une feuille verte.

D'autres limaces de mer, les sacoglosses herbivores ou les nudibranches carnivores, se «contentent» d'absorber des algues et les conservent ensuite dans leurs tissus translucides pour devenir vertes. Il s'agit juste de camouflage.

Chez Elysia, c'est la fonction même du végétal qui a été acquise et sa morphologie a été transformée par cette chimérisation végétale : ses flancs se sont élargis pour devenir de véritables panneaux solaires : «Je pense que le développement de ses larges parapodes n'est pas fortuit, confie Mary Rumpho.

Elle peut ainsi les déployer si le rayonnement solaire est faible, ou les replier s'il est trop fort.» Le petit gastéropode a ainsi réussi à décrocher deux palmes, celle du meilleur camouflage et, surtout, celle du premier animal supérieur capable de photosynthèse.

Pierre Kaldy
Sciences et Avenir

jeudi, 11 décembre 2008

Bettie Page à tournée la sienne.

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Celle qui su faire rêver des générations de boutonneux et de séductrices libertines,

à tournée la page de son dernier chapître.

Elle qui fit la gloire du papier glacé, malgrés son aire de torride ingénue,

enflammant la pélicule et nos esprits de ses courbes voluptueuses,

de son visage mutin signée d'une frange portant désormais son nom.

Rejoins aprés des années de purgatoires, le paradis des "blondes" sacrifiées.

Bombes anatomiques malheureusement ravie par un bigot bien demeuré.

mardi, 11 novembre 2008

Memento Mori

 

LXXXV - L'Horloge.

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;


Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.


Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!


Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.


Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"

D'après le poème éponyme de Charles Baudelaire

Mis en musique par Mylene Farmer et Laurent Boutonnat dans l'album "Ainsi sois-je..." en 1988.

lundi, 10 novembre 2008

L'Or dure!

Personne n'en veut !

Autour de l'étang de Berre et du golfe de Fos se trouvent déjà la cimenterie Lafarge et les raffineries Esso et Total.

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L'incinération est une méthode de traitement des déchets extrêmement polluante. ©  Henri Manguy

La Communauté Urbaine de Marseille qui cherchait depuis années une solution à l'engorgement de sa décharge pour le moins peu réglementaire, qui accueille chaque année 700 000 tonnes de déchets, a décidé d'implanter cette nouvelle usine à Fos-sur-Mer. En effet, depuis 2002, la législation interdit la mise en décharge des détritus qui pourraient être valorisés (c'est-à-dire recyclés ou incinérés en vue de produire de l'énergie ou de la chaleur).
Le choix a été porté sur la commune de Fos-sur-Mer, suite aux protestations des Marseillais qui voyaient d'un mauvais œil la construction de cet incinérateur dans la ville. Seulement les habitants de cette commune sont peu enclins à recevoir les déchets des Marseillais, d'autant plus qu'ils ne font même pas partie de l'agglomération et qu'ils ont eux-mêmes leurs déchets à gérer.

Le projet est louable car il prévoit de créer un centre pouvant à la fois gérer les matières recyclables, les fermentescibles et les déchets ultimes. En recyclant les premiers, en méthanisant les seconds en vue de produire de l'énergie (biogaz) et du compost et en incinérant les déchets intraitables.
Ce qui interpelle en premier lieu dans ce dossier, c'est la création d'un incinérateur. La France détient le triste record du plus grand nombre d'incinérateurs en Europe, alors que l'on sait qu'il s'agit d'un projet coûteux et très polluant. Un incinérateur, s'il élimine une grande quantité de déchets ne les supprime jamais complètement, puisque si ces derniers sont visuellement réduits, ils deviennent des poussières, des fumées toxiques, des rejets liquides et l'incinération ne vient pas à bout de la totalité puisqu'au final, il reste des cendres, des mâchefers et des résidus d'épuration des fumées qui doivent être traités dans des centres spéciaux.
Un incinérateur est également un gouffre financier : une fois construit, il doit être rentabilisé sur plus de 20 ans et alimenté en permanence, ce qui sape toute politique visant à un recyclage maximal et de réduction à la source des déchets.

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La zone de Fos-sur-Mer est déjà fortement industrialisée. ©  Léa Ambrogiani
L'incinérateur, ce monstre producteur de dioxines

La combustion des déchets émet des dioxines, qui peuvent être transportées dans les airs sur plusieurs kilomètres et se stockent dans les cellules graisseuses des êtres vivants. Les risques sont majeurs : cancer, troubles de la reproduction, endocriniens, perturbations du développement du système nerveux, atteintes hépatiques... Même si la réglementation limite considérablement l'émission de dioxines dans l'atmosphère, le risque zéro n'existe pas.

 

Alors comment gérer nos déchets ?

On dit souvent que le meilleur déchet est celui qui n'existe pas. Devant le déballage des emballages, il est urgent de prôner la sobriété. A Marseille, cela ne fait que depuis l'an 2000 que les citoyens ont accès au tri sélectif. Au-delà de la nécessité du tri, d'autres systèmes existent partout dans le monde, qui ont fait leurs preuves, comme la pesée embarquée, où les citoyens sont responsabilisés face à leur production de déchets, puisque cette solution permet de peser chaque poubelle à l'aide d'une puce et de payer une taxe en fonction de son poids. La réduction à la source restera toujours la meilleure des solutions.

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jeudi, 06 novembre 2008

Obama, bas les masques!

Record absolue dans l'histoire des élections américaines,

66% de la population aurait réussi à voté, en encore on ne saura sans doute jamais combien parmi ses électeurs étaient vivants, indivisibles ou simplement humains tant il est facile de trouver parmi les listes de votants, des personnes décédées, d'autres ayant un dont d'ubiquité leur permettant de voter dans les 50 états au même moment, d'autre encore dormant dans des niches ou des stabulations!!!

Question:
Peut-on appeler démocratique un pays
où, dans le meilleur des cas possibles, plus du tiers de la population est privée par les moyens les plus divers, du droit de vote?
Un citoyen sur 3 serait-il trop dangereux pour la société?

Peut-être devrait-on commencer à réfléchir au vrai sens du mots Démocratie?

Ou tout simplement repenser enfin la manière dont nous choisissons les marionnettes sensées nous diriger, et dont le rôle n'est en fait, que de donner un semblant de légitimité aux décisions imposés par les véritables Maîtres que sont hélas, les lobbies, à commencer par les complexes petro-militaro-politico-industriels, plus connu sous le terme global de MAFFIA.

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mardi, 04 novembre 2008

A bas les illuminations de Noël!

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Par Yves Paccalet

"1er novembre 2008

(J’ai entendu récemment un élu vert - j’ai oublié son nom - qui s’insurgeait contre le gaspillage des illuminations de Noël. Car ça recommence, évidemment : bientôt, nous y aurons droit de la Toussaint à Pâques. L’an passé, j’avais fondé le GROIN. Je vous remets le billet : unissons-nous contre la laideur qui pollue!)

Les illuminations de Noël : l’une des plus sinistres inventions de l’humanité après la bombe atomique et le moteur à explosion ! Une maladie de saison que nous nous inoculons à nous-mêmes avec un masochisme communicatif, en bêlant des chants si sucrés qu’ils nous donnent le diabète…

Ce chancre malin apparaît de plus en plus tôt en décembre. Sa laideur contagieuse gagne les villes et les villages, dont la peau se met à luire de couleurs si laides que ceux qui les ont choisies ne pourront jamais être pardonnés. Certains habitants aident à la propagation du virus en l’important directement dans leur maison, sur un malheureux sapin auquel on a tranché le corps, et sous lequel on entasse des cadeaux promis à une rapide revente sur Internet…

Plus les illuminations de Noël se répandent, plus la société devient méchante. Il y a une relation de cause à effet. Le jeune de banlieue à qui l’on a infligé dès l’enfance le spectacle de ces éclairages kitchissimes, a forcément été traumatisé : je comprends qu’il se venge en mettant le feu à la voiture de ses parents. Je sais aussi pourquoi, à Noël, tout le monde est si triste, en faisant semblant d’être heureux dans le parfum du vomi de champagne et de foie gras…

Je n’oublie pas, bien sûr, que ces illuminations consomment une énergie folle et participent du chaos climatique. Voilà pourquoi je me révolte! Amis de l’humanité et de la beauté, certains d’entre nous ont fauché les champs d’OGM : la lutte continue! Jetons bas les guirlandes d’ampoules! Révoltons-nous contre la dictature de la laideur électrique !

Rejoignons le combat, faisons-le connaître: je fonde dès aujourd’hui le GROIN, le Groupe Résolument Opposé aux Illuminations de Noël".

Posté dans la catégorie société par Yves Paccalet le 1 novembre 2008.

13 commentaires

  1. Claude replied:

    J’apprécie de plus en plus votre cynisme. Il est poétique, décapant et illuminant. J’espère qu’il sera communicatif et suscitera chez vos lecteurs l’envie de goûter au blasphème réconfortant. Continuez… Je déguste.

    novembre 1st, 2008 at 21:11. Permalink.

  2. Patrice de Touraine replied:

    Hé bé ! je suis d’accord avec vous, Yves. Sauf que je ne renie point la fête de la nativité, même en tant que non croyant absolu. Je vous rejoins sur l’abus, l’inflation de la connerie qui vise à faire du “moi aussi, je fais aussi bien que vous”, cette mégalomanie de bas étage qui bousille tout, même le rêve. il ne manque plus qu’un 4 x 4 rutilant devant la maison, enveloppé d’un joli rubant soyeux pour faire un peu mieux !!!
    Le jour de Noël, ma famille et moi ne faisons jamais semblant d’être heureux. Certes nous pourrions partager le même plaisir d’être ensemble à tout moment dans l’année, ce que nous faisons bien aux anniversaires. relents d’enfance, je pense … Mais chez nous, il n’y pas de sapin euthanasié au profit du plaisir, mais un semblant synthétique, est-ce bien, est-ce mieux ? Quelques boules brillantes et trois guirlandes, dont une qui clignote de temps en temps, et surtout la joie de s’offrir un beau livre, des chocolats, c’est bon le chocolat, quelques jouets aux petits, inévitablement. Je veux dire Yves, ne pas tout refuser, seulement combattre l’abus, l’excès mercantile, et l’idée de la connerie pure qui consiste à montrer au voisin une supériorité qui n’existe que dans ses fantasmes.
    En tout cas, vous êtes toujours présent pour la bonne défense !
    que le GROIN vive donc !

    novembre 2nd, 2008 at 9:23. Permalink.

  3. Jeanne replied:

    Grrôônn ! Grrôônn ! dit le petit d’homme, petit “boudin” rose, dressé sur ses deux pattes, les yeux brillants ! Toute cette lumière pour moi ? Tous ces cadeaux ! Toutes ces bonnes choses ! Et dis Papa, dis Maman, les autres, y z’ont aussi tout ça ?

    (Papa, ton docte :) - Tu es encore trop petit pour poser toutes ces questions !
    (En aparté): Difficile d’ailleurs d’y répondre. Je ne vais tout de même pas, sous prétexte qu’il y a des problèmes, lui saccager sa joie. Il aura bien le temps de se rendre compte que le monde est en train de se casser la g….e ! Qu’on a fait ce qu’il fallait, nous les meilleurs, nous le plus grand et le seul pays valable sur cette terre.

    Ce petit d’homme habitait à Las Vegas où c’est Noël aux mille lumières, jour et nuit.

    Et puis, un jour il est allé ailleurs, comme ça, pour voir si ça brillait autant. Et il n’a pas pardonné. Il n’en est pas revenu.

    novembre 2nd, 2008 at 12:28. Permalink.

  4. Marc replied:

    « J’ai entendu récemment un élu vert - j’ai oublié son nom - qui s’insurgeait contre le gaspillage des illuminations de Noël. ». Je doute ! Combien de municipalités Ecolo/Vert, de villes commerçantes, refusent ces illuminations faisant la joie des administrés/électeurs et surtout des commerçants ? Eh oui, les lumières « disneylandesques » attirent les foules et poussent à cette sacro-sainte consommation sans laquelle nos sociétés sont complètement déboussolées. Alors hauts nos groins et reniflons les vertueux… en espérant ne pas revenir le vert/verre vide.

    novembre 2nd, 2008 at 17:20. Permalink.

  5. Nicolas replied:

    Pour celles et ceux férus de poésie et de science, et qui aiment apprendre, voilà un très joli texte de Madame Dominique Meyer (déléguée de l’Académie des Sciences), intitulé : “La nature, leçon d’harmonie”.
    Ci-dessous, le lien internet :

    www.institut-de-france.fr/discours/discours_Meyer.pdf

    novembre 2nd, 2008 at 18:50. Permalink.

  6. hifi replied:

    Noël n’est plus qu’un prétexte pour les marchands du Temple, et pour tous ces humains en mal de communication affective…

    Tout ce qui incite au consumérisme devrait être puni par la loi, comme pour les cigarettes, le consumérisme tue… notre planète.

    C’est pourquoi je fonde aujourd’hui le GROMET, Groupe Résolument Opposé aux Modes Et Tendances !

    Ce sont elles qui détruisent lentement et sûrement notre planète, avec ou sans illuminations !

    novembre 2nd, 2008 at 22:37. Permalink.

  7. lucide replied:

    Enfin des propos intelligents sur Noël, merci le GROIN, merci le GROMET…
    Je n’ai jamais fêté Noël avec mes enfants (ils ont aujourd’hui plus de 30ans) mais nous faisions honneur aux saisons…
    Solstice et équinoxe, fêtés simplement, dans la bonne humeur et le partage.
    Pain maison, pâtes fraîches, pâtés végétaux, légumes et fruits de toutes sortes, fromages de nos chèvres, miel de nos ruches…
    Ca ne fait pas vomir, mais ça repousse certains maris!
    Bien que seule maintenant, je ne regrette en rien cette vie là. Je continue à fêter mes petits repères saisonniers, je refuse toujours Noël et autres fêtes religieuses et consuméristes, mais les amis se font rares, ils préfèrent le plaisir immédiat (disent-ils)…
    Beaucoup prétendre s’insurger contre les gaspillages de nos sociétés, mais peu acceptent de vivre vraiment dans cette réalisable sobriété.
    Ce qui nous marginalise un tant soit peu… mais qu’aurions nous à partager avec tous ces con-sot-mateurs d’outrances?

    novembre 3rd, 2008 at 12:32. Permalink.

  8. Canis lupus 73 replied:

    Bonjour a tous je partage l’avis de Yves. Ici a bourg st maurice, les lumiéres polue la vue sur les hauteurs ” montagne”on va voir si la commune de bourg st maurice va éclairé les deux têtes aux arcs.

    novembre 3rd, 2008 at 12:40. Permalink.

  9. lurette replied:

    Abattons les Pères Noël qui escaladent les façades.
    C’est la seule chasse qu’on devrait autoriser.
    Groin!…

    novembre 3rd, 2008 at 17:22. Permalink.

  10. Daniela de Montmartre replied:

    Pour une fois,
    j’approuverais presque le droit au port d’arme, histoire de dégommer à coup de canon de DCA tout traineau aux couleurs de Saint Coca Cola :-)

    Le saint pognon à suffisamment régné et vomit ses déchets sur cette planète qu’il a épuisée à force de la ratissé sans répis grâce à la sueur, la crédulité, l’avidité et l’ignorance des masses.

    Il est temps de lui faire rendre gorge à son tour et de ne plus s’attrister du sort des pauvres millionnaires, traders et actionnaires.

    “Quand les riches maigrissent, les pauvres eux, meurent!”

    Cette fête du mauvais goût et du gaspillage, crachée au visage des indigents, et le pire des affronts fait aux Dieux, à l’Homme et à ses religions.

    Il n’est pas exagéré de considéré cette abomination comme un geste criminel.
    Véritable incitation à la haine, à la vengeance et à la revanche envers un système générateur d’exclusion, présenté, comble du désespoir, comme la seule alternative possible au chaos.

    Si Dieu, l’Ordre et la Justice sont ainsi, alors que vienne ce porteur de lumière que certains ont baptisé Lucifer, chargé comme il se doit de tous leurs maux comme tout bon bouc-émissaire, tandis que d’autres hommes, en d’autres temps, ont vénéré sous le nom de Prométhée, pour gouter enfin à ce désordre et à cette injustice tant décriée voulant que nul être au monde ne puisse se considérer comme étant supérieur à un autre sans risquer de vivre pour l’éternité, un véritable Enfer :-)

    novembre 4th, 2008 at 1:02. Permalink.

  11. Patrice André replied:

    “Quand les riches maigrissent, les pauvres eux, meurent!”, et quand ils grossissent aussi !
    L’augmentation du nombre et de la fortune des uns est proportionnelle à l’augmentation du nombre et de la misère des autres.

    novembre 4th, 2008 at 11:19. Permalink.

  12. Nicolas replied:

    Téléphone portable ; I-phone; ondes-radio ; navette spatiale ; satellite ; manipulation génétique ; intelligence artificielle ; tgv ; avion supersonique ; bulldozer ; autoroute ; laser ; nanotechnologies ; etc, etc, etc…

    Daniela, vous faites souvent référence à Dieu ou aux dieux !

    Mais est-ce peut-être les humains qui se prennent pour des dieux ?…

    Là est le problème !

    novembre 4th, 2008 at 11:23. Permalink.

  13. Daniela de Montmartre replied:

    Selon Arthur Charles Clarke:
    “Toute technologie un poil plus avancée que nos capacités de compréhension peut apparaitre comme de la magie et ses utilisateurs comme des Dieux”.
    Tout comme ce fut le cas quand les Conquistadors débarquèrent dans le “nouveau monde”, bardés de leur cuirasse, commandant à la foudre de leurs canons et montés tels des centaures sur leurs grands chiens jaunes,
    ou encore du débarquement des peuples “Cimmériens” et “Phéniciens” dans les mondes pré-helléniques.

    Par boutade je dirais de Dieu, que s’il a bien fait l’homme à son image, entre temps, ce dernier le lui a bien rendu, aussi je me demande à quoi ressemble le Diable?” :-)

    Plus sérieusement, la seule chose méritant selon moi d’être vénérée ne peu pas prendre de forme humanoïde, puisqu’il s’agit d’un concept immatériel, celui de l’apprentissage et du partage des connaissances, seuls capables de nous sauver… et non ces prières machinales répétant inlassablement des formules apprises phonétiquement en toute ignorance de leur signification profonde, tout comme l’on apprendrait à des perroquets la check-list d’un avion long courrier.

    novembre 4th, 2008 at 14:46. Permalink.

jeudi, 30 octobre 2008

Tears in Rain of Hermaphrodite's Child

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Le Regard Des Autres

Coucou Délie,
comme Deux Esprits et encore deux fois plus nulle en grammaire que je le suis, ce qui n'est pas peu dire,

j'aimerais recourir à tes talents d'initiée à la longue pratique de la grammaire et de l'orthographe pour déminer cette dernière bafouille :-)
Merci d'avance et gros bisous à tout le monde, moi je file pieuter car je suis totalement vannée.

Bonjour,
je sais que le texte suivant peut être, à priori, considéré comme hors sujet, semblant s'écarter du théme comme du format que vous désirez traiter.
Qui plus est, je ne suis pas à proprement parler Homo, seulement sexuelle et encore... loin de l'être à plein temps depuis lonnnngtemps...
(Je dirais même plus, que je le suis de moins en moins au fur et à mesure que mes longs cheveux blanchissent et que mes os vieillissent, avant de blanchir eux aussi comme cette neige qui emplit peu à peu mon regard :-)

Je ne suis, hélas, plus très jeune, donc forcément hors de la bonne tranche d'âge, une fois de plus...
C'est vous dire que je ne me souviens même plus l'avoir un jour été pour quoi que ce soit.
Toujours trop jeune ou trop vieille pour être écoutée, prise au sérieux ou simplement respectée, ayant eu le tort de vieillir trop vite ou d'être née trop tôt, avant de prendre note de votre pourtant si intéressante proposition.

C'est sympa, cette idée de donner enfin la parole aux jeunes Gays!
Tant pis pour les vieux et plus encore pour les autres composantes des LGBT.
Vous remarquerez que le T est, comme par hasard, là aussi toujours dans le wagon (plombé) de queue, comme il l'aurait sans doute été si les lettres H, Z et P pour Hétéro, Zoophiles et Pédoclastes (littéralement: briseurs d'enfants) avaient fait partie du lot.
Mais quelque chose me dit, que, malgré mon âge "canonique" et ma santé vacillante, moi qui n'ai plus de "canon" que de pouvoir presque assumer le surnom de Grosse Bertha,
étant plus usée à force de "..." que réellement vieille (du moins j'aime encore à le croire :-)
et bien que faisant partie de la génération perdue,
je pourrais quand même, sans aucune prétention, en éclairer quelques-uns... et pas seulement parmi les plus jeunes.

Désolée par avance pour toute les fautes qui vont suivre et mon manque de concision, j'espére votre aimable indulgence lors de cette lecture.
Je souhaite, avant tout, ne pas heurter plus que de raison, vos yeux candides et vos chastes oreilles, par le récit d'une presque diplômée de l'Université de "Boulogne les sous-bois", institution qui, comme vous pouvez vous en douter, est encore bien loin d'avoir le meilleur département de Lettres, y compris pour les "disciples d'Aristote" :-p

Disons
que, pour des raisons pratiques, tout ce qui vous pouvez lire ici, ainsi que tous les experts de La "Question" vous répondraient à l'unisson, est entièrement faux et par conséquent, définitivement impossible, tout comme la forme de ces réflexions...
Il va sans dire qu'aucune des situations décrites ci-dessous, ne pourrait exister en notre joli monde si parfait,
car comme le disait notre prudent mais si regretté Pierre Desproges, "...Ce n'est pas parce que l'on devient parano que l'on n'a pas d'ennemis bien réels pour autant". :-)

"Le quotient intellectuel d'un groupe est égal au quotient intellectuel de la personne la moins intelligente du groupe, divisé par le nombre de membres de ce même groupe."

L'Homme est ainsi fait qu'il suffit de lui offrir un soupçon de pouvoir pour qu'il en abuse plus que de raison et se sente l'égal d'un Dieu, alors qu'il n'est capable de rien sans la complicité ou l'apathie de ses semblables.

Tout commence lorsque l'on tente de s'intégrer pour faire comme tout le monde, mettant son cerveau de coté afin de se sentir protégé et de ne pas avoir à subir les sévices, déjà sauvages infligés depuis le bac à sable à tous ceux et celles apparemment trop faibles pour se défendre ou riposter efficacement.

La bonté ne s'apprend pas au berceau, bien au contraire,
les premiers pas en société étant souvent synonymes de l'apprentissage des lois de la jungle, fut-elle limitée aux seules cours de récré.
L'on y apprend à devenir un dur à peu de frais, ce qui peut garantir l'obéissance et le respect de tous ceux qui préfèrent se ranger d'emblée du côté du plus fort ou du plus vicieux, plutôt que d'avoir à l'affronter.
L'on y découvre également le rôle crucial du bouc-émissaire, permettant à chaque individu d'une bande, de gommer sa personnalité pour devenir membre du groupe, à travers le commun sacrifice d'un innocent ou si vous préférez, d'un pékin se pointant au mauvais endroit au mauvais moment.

Et là, vient le hic:
celui de suivre une conscience nous intimant l'ordre de nous désolidariser du groupe, certes rassurant, mais dont les actes laissent deviner que la "voix" choisie est sans issue possible.
Choix volontaire de ne pas perdre son identité au profit du groupe ou refoulement de ce dernier, sous prétexte que l'on n'a pas le bon profil.
Pas assez costauds ou agressifs, pas assez vils pour oser se rendre complices d'atteintes à l'intégrité des plus faibles, et vous voilà vous-mêmes définitivement exclus et catégorisés parmi les Quilles.
Ceux qui préférent discuter ou jouer avec les filles plutôt que suivre le groupe pour préparer un mauvais coup ou faire l'apprentissage de la conversation plutôt que celui du dialogue avec les poings,
sont considérés comme des lavettes, parce que partisans de la diplomatie plutôt que de l'intimidation.
L'on finit par ne trouver d'intérêt qu'à ceux rangés d'emblée, tout comme soi même dans la catégorie des freaks, des monstres, des bizarres, des "mutants", des pédales et autres noms d'oiseaux si "amusants",
à préférer soutenir les victimes plutôt que prendre parti pour leurs bourreaux, et progressivement, se poser des questions sur l'ensemble des valeurs présentées comme innées et incorruptibles.
Arrive le moment des premiers émois et des montées d'hormones où tout ce qui nous paraît pas trop farouche nous semble attrayant.
Garçon ou fille, le choix ne nous appartient pas forcément, sinon de refouler la tentation de s'affirmer ou de se ranger dans le camps de ceux gommant par la force cette atraction naturelle, les incitant à detruire le désir et l'objet du désir, présentés comme interdits (péchés ou signes de faiblesse).

Petit extrait de mon Dico perso décalé :-)
* Péripatéticien.
Du grec Peripatein, "tourner autour, déambuler", désigne la doctrine enseignée par Aristote (Stagirite) consistant à apprendre en marchant et enseignant que Théories et Académismes, ne se suffisaient pas et devaient être vérifiées grâce aux leçons de la nature.
Acte qui lui fut fatale (du moins à ses tripes) tout comme au révolutionnaire Socrate condamné à la Cigüe pour avoir perverti l'esprit de ses élèves par son enseignement.
Au féminin, désigne ironiquement celles forcement sans esprits, arpentant les trottoirs pour louer leurs charmes aux plus offrants."

* Dégénéré.
Terme péjoratif destiné à stigmatiser ceux dont le genre est incertains ou situé à la frontière des deux sexes seuls autorisés."
(Deux Esprits :-)

* Hors la loi.
Individu qui par sa désobéissance aux règles édictées par la société, n'est plus protégé par aucune loi.
Offrant ainsi à chaque citoyen la possibilité de lui infliger les pires outrages dans la plus parfaite immunité.
Toute personne prêtant la moindre assistance à ce dernier perdant à son tour la totalité de ses droits civiques.
Sont considérées comme hors la loi, les personnes coupable d'homicides (envers un citoyen), de viol (sur la femme d'autrui), de racolage, de proxénétisme, de vol, d'entré illégale sur un territoire, de braconnage, de contrebande, de sodomie...
Toute individu tirant le moindre bénéfice du travail d'une personne échangeant ses faveurs sexuelles contre de l'argent peut être inculpé pour proxénétisme, (à l'exception bien sûre de l'état).
Ce qui signifie que le fait d'héberger, de nourrir, de vendre ou de louer quelques biens ou services que ce soit à une prostituée fait du vendeur ou du loueur un proxénète.

Cela peu aussi se résumer par le dicton libérale suivant: "la meilleure manière d'éliminer la pauvreté consiste tout simplement à éradiquer les pauvres"
que ce soit par les armes ou leur utilisation dans des camps de travaux forcés".
Certains l'ont testé et peuvent même vous affirmer que "ça marche!!!".
Des mines de Silésie (ou d'ailleurs) au goulag en passant par les stalag et laogai, les entreprises modèles aux profits maximums pour un cout minimum, n'ont jamais définitivement fermé leurs portes, seulement déménagé un peu plus loin des cameramen trop indiscrets.
Les derniers jeux nous en ont offert la tonitruantes démonstration.
Du coup, le budget pour des "prisons modèles" et qui rapportent!!! à lui aussi explosé en de nombreux endroits, et parfois même pas si éloignés de nous qu'il n'y parait.

* "N'essayons pas de convaincre.
Contentons-nous de faire réfléchir
."
(Georges Braque).

L'HomoPhobie c'est pas du cinéma, la TransPhobie non plus, hélas...
Si les temps ont soit disant bien changés et que l'on peu désormais dans certains endroits être Gay sans se faire embarquer ou lapider, rares sont encore les endroits, en particulier dans les pays soit disant civilisés, où les Trans peuvent s'afficher sans risquer l'agression gratuite et spontanée.

Parfois même refoulées avec trompettes et fracas mais sans pincettes, des boites, restaus et autres clubs que ceux soient Gays, Lesbiens ou Hétéros sous le prétexte que nous serions la cause de leur ostracisme, ayant pour tords de ne pas être assez invisibles mais que voulez-vous que l'on y fasse tant que la mode de l'intégrale burka ou du sac à patates ne remplacera pas celle du sac à viande dans lequel trop nombreuses parmi nous sont celles qui l'enfilent bien malgré elles, victimes de cette rage ordinaire qui se trompe de cibles, n'ayant rien de virtuelle ni de follement spirituelle, comme l'illustre à merveille la recrudescence de tubes et de commentaires haineux sur la toile comme dans la vie réelle, nous promettant à tous un avenir écarlate.

Il était une fois, donc parce qu'il faut bien commencer comme dans tout conte de fée,
un monde merveilleux, où tout était simplifié pour les demeurés, bien binaire pour éviter à leurs pauvres trognes décérébrés par des campagnes de pub bien ciblées, de trop surchauffer.
Hardware ou software, Fond ou forme, Un ou zéro, Premier ou dernier, Djeuns ou croulant, Nouveau ou obsolète, Bling bling ou déchet, Tout ou rien, Homme ou femme, Grand ou petit, Riche ou pauvre, Blanc ou noir, Bleu ou rouge, Gentil ou méchant, Bien ou mal, Normal ou inverti, Race Supérieure ou sous merde, Autochtone ou Immigré, Sédentaire ou nomade, Bon vivant ou "maure", Démocratique ou anarchique, Gay ou triste à pleurer, Libérateur ou terroriste...
Rien de ce qui était gris coloré, nuancé, mélangé, métissé, située entre deux eaux ou à la frontière entre deux mondes ne pouvant exister.
Non par ce que cela était impossible mais uniquement parce que "la majorité" l'avait soi disant décidé.

Dans ce monde merveilleux disais-je,
au sein d'un beau pays, dont le slogan publicitaire faisait rêver:

Liberté, Egalité, Fraternité, cachant une réalité bien moins séduisante.

Mendicité, Avidité, Rapacité...

Dans ce beaux pays donc, germa une graine, pareille à toutes les graines dans son unicité.
ayant comme elles besoin de tuteurs et de valeurs pour croitre et s'épanouir.
Oui mais voilà, tous les berceaux ne sont pas forcement arrosés avec les mêmes engrais.
Ne pouvant pas compter sur les mêmes racines pour s'accrocher face aux bourrasques et puiser l'eau là où elle est, ni atteindre la lumière bienveillante de la connaissance avec les mêmes largesses.

Comme le dit un vieux proverbe plein de soleil, "quand la vie ne t'offre que des citrons, fais-en de la limonade!" :-)

Dans ce tacite arbre des valeurs, où l'antique Hermaphrodite était déesse, la voilà désormais placée juste après les crottes de chiens, que ses derniers soient écrasés ou non.
Le nain viril, blanc, hétéro, protestant, non métissé et bien friqué, tenant désormais le rôle de Pharaon au sommet de cette lourde pyramide dont nous supportons tout le poids sur nos épaules pourtant bien fragiles sans savoir a quel miracle nous devons de respirer encore.

Le bourgeois nous courtise alors que bobone et ses mioches sont couchés, pour aller se faire enculer ou nous sucer sans avoir à assumer sa bissexualité.
Changeant de trottoirs plutôt que de devoir nous saluer dés lors que se pointent les première lueurs blafardes de l'aube et sa pétrifiante rosée qui nous fait claquer des dents quand par bonheurs celles ci par bonheur, ne se sont pas fait casser à coup de caillasses ou de barre à mine par de courageuses bandes de redresseurs de tords, en manque d'exploits guerriers à peu de frais et
accessoirement de tune pour finir de se bourrer la gueule.
A la sentence de Corneille, le dramaturge pas le chanteur, "A vaincre sans périls l'on triomphe sans gloire", la crapule préférera
vous répondre "peut importe que le combat soit déloyal pourvue que le sang gicle et que ce ne soit le notre".
Ce à quoi nous nous sentons plus solidaires des femmes battues et des civiles innocents tirés comme des pigeons, que des "Braves"
militaires qui recherchent le carton facile, prêt à toute les ignominies pour tirer leur "putain" de coup.

"... And i see No Braverie".

(James Blunt).


Dans un tout autre contexte, parlant de la faim dans le monde, l'admirable sociologue suisse Jean Ziegler dans son livre "L'Empire de la Honte" à su décrire par quelques mots universels, la douleur qui me taraude:
"...Je suis l'autre, l'autre est moi. L'inhumanité infligée à un autre détruit l'humanité en moi...".
Je ne ferais pas de concours de martyrs en relativisant les victimes de la "chasse aux tafioles" et celles des autres génocides, d'où qu'ils soient.
Mais pensez-vous que ceux qui ont besoin de se mettre à dix contre une pour faire sa fête à une "travelotte", une gamine ou une vieille, afin de lui briser le fion et le reste ou lui piquer son sac, sont assez courageux pour protéger ou soutenir leurs
semblables contre les injustices? Quoi que soutenir et protéger soient des mots qu'ils connaissent bien, ces derniers n'ont bizarrement pas le même sens dans certains vocabulaires.

A propos du majestueux Condor, le fameux naturaliste américain Ian Macmillan, écrivait déjà en 1870:
"Sauver le Condor n'est pas indispensable, mais c'est en développant en nous les qualités nécessaires pour le sauver que nous développerons celle qui nous seront nécessaires pour nous sauver nous-mêmes."

De la même manière, permettre à la frange de la population dont l'opinion, la représentation ou l'expression est la moins partagée ou appréciée, non seulement d'exister mais aussi de pouvoir s'exprimer et exposer qui elle est, n'est peut-être pas indispensable, mais elle est encore la seule garantie de Liberté pour tout les autres.

Car en oubliant que nous appartenons tous à une minorité, nous nous exposons nous même à être parmi les prochaines cibles de la censure quand ce n'est pas tout simplement à figurer sur la liste des prochains bouc-émissaires sans que personne ne trouve de raisons non plus à prendre notre défense.

L'Horreur elle, est humaine.
Là dessus aucune ambigüité n'est permise.
Les "zivats", petites racailles bien bandantes selon certaines craquant pour leurs airs de mauvais garçons.
Machos des bacs à sable ne sachant s'unir que pour racketter, violer, balafrer, fracasser les têtes et déchirer les boyaux à coups de manches de pioche dans les fourrées, façon Meï Lin, Gisberta Salce et bien d'autres.
Est-ce pour nous défriper que parfois certains, pour s'amuser nous repassent sur le bitume à coup de par-chocs, façon Sandra,
Estelle, Roberta..., les regrettées et j'en oublie pas mal rien que dans le tout petit cercle de celles qui furent un temps trop court, mes amies.
Et là je ne parles pas de trous du cul mais de magnifiques créatures aimant rire, danser et s'éclater mais aussi partager tout ce qu'elles avaient de meilleur.
Toujours prêtes à aider de manière totalement désintéressée ceux et celles qui faisaient appel à elles, même quand ces derniers sans aucun scrupule abusaient de leur gentillesse ou de leur naïveté.

Clip "Gisberta"

 

Certaines goûtent même aux "délices" des tournantes, parfois bien sanglantes une fois piégées dans les caves des cités, les ruines ou entrepôts délabrés.
Ne laissant pour toutes traces de leur passage, qu'un tas de chair putréfiée parmi les détritus nauséabonds... et qui n'intéresse personne, à part sous la forme aseptisée du récurent prétexte à enquêtes pour fiction télévisées.
Suggérant au subconscient de la ménagère de moins de 40 balais, (la baisable hein! pas l'autre... trop usée), le privilège sécurisant d'être une bonne esclave domestique et de rappeler aux aventurières, les dangers auxquels elles s'exposent en voulant s'évader de la sinistre prison de leur quotidien de poupées gonflable surexploités (du moins tant qu'elles peuvent encore vous faire bander)...
Tout ceci avec la bienveillance de certains condés, bien trop heureux de pouvoir passer pour modérés en protégeant les survivantes ou les à la manière des loufiats.
Mise à l'amende, passage à tabac, viols en réunion mais en toute impunité, nous fichant tels de dangereux "Théoristes", pour racolage passif ou autre prétextes tout trouvés.
Allant jusqu'à ressusciter des lois Napoléoniennes ou Vichyssoises pour nous chasser tel du gibier, nous humilier puis nous faire disparaitre de manières bien discrètes... ;-)

Petite questions rhétoriques,
peut-on être poussées pour simplement tenter de survire un jour de plus ou chercher une issue à sa misère, à "faire la PUTE" et jouer les SOUMISES, que ce soit pour vous permettre de vous vider les "breloques" ou pour engraisser vos "bourses" en échange d'une poignée de figues et le droit de se faire harceler, mais rester quand même un ÊTRE HUMAIN digne d'être respectée et protégée par la loi?
Comment peut-on faire oser en avoir fait voter une sur le "Racolage Passif", afin d'offrir aux condés un prétexte légale pour racketter toute celles osant encore sortir de leur cuisine, sous la menace de les mettre à l'Amende ou sur le trottoir, tout en Tapinant soi même de manière très active à travers tout les médiats de la planète, ceci 24 heures sur 24 et en toute impunité?

Les lois sont en effet bien écrites par les uns pour que les autres les suivent.
A croire que l'enseignement par l'exemple n'a plus aucune valeur :-)
N'est ce pas cela que l'on appelle justement la dictature?
Comme le dit la ritournelle ecclésiaste, "Faites ce que je dis! Pas ce que je fais!" ou selon la sibylle de Cumes, "Si vous devez transgresser les lois, faites le uniquement à la plus grande envergure possible, car seule l'Histoire pardonne ce que la Justice et la Morale condamnent à petite échelle!"
Jean De La Fontaine et Voltaire l'avaient aussi fort bien résumé. "La Justice est un filet qui ne laisse passer à travers ses mailles que les plus gros poissons".
Le vrais crime, c'est l'amateurisme, la timidité, le manque d'envergure.
Celui permettant d'offrir 10 ans de cabane à celui vole une pomme, fais la manche, resquille dans le métro ou loue son trou de balle, tandis que ceux qui ruinent les empires se voient sanctionner de devoir passer leur vie dans les jets, les yachts et les grands hôtels.
Plaignons ces SDF (Sans Difficultés Financières) que sont nos pauvres milliardaires.
Je dis bien NOS, car c'est uniquement avec NOTRE sueur qu'ils peuvent se la couler douce.
Auraient-ils seulement tord d'abuser d'un système dont la seule règle est que pour réussir, il faille n'en respecter aucune?
Tout ceux ayant à craindre pour leur vie vous le diront, même s'il n'est pas infaillible, parfois le meilleur des gilets par-balle, c'est la lumière des projecteurs; car même dans l'ombre, les maffieux ont la vue perçante, mais dans tout les cas, il vaut mieux que le gilet en question soit cousu de fils d'or et d'éternels diamants (comme certains parachutes) car tout le monde sait que l'OR DURE... :-)

Technique ancienne est éprouvée, analogue à celle du matraquage insécuritaire à coup de terrorisme d'état déguisé en attaque venant de l'étranger, poussant les masses à voter pour plus de fichage et moins de libertés, plébiscitant une fois de plus de manière
démocratique "le droit de n'en avoir aucun".
Peut-on seulement croire à cette farce consistant à réclamer périodiquement l'assentiment supposé de tous, à travers un simulacre de concertation destiné à légitimer à peu de frais la confiscation de nos droits les plus élémentaires et des ressources de la nation de toute entière ou presque, au profit d'une association d'un gang de malfaiteurs en costard cravate?

Rien à craindre de toute façon du journalisme d'investigation...
Serions-nous donc en démocratie où la devise des nations n'est rien d'autres qu'un slogan d'attrape couillons à deux ronds?
Qui pourrait croire ici comme ailleurs, à une quelconque complicité des médiats par leur silence assourdissant, le cour aveugle à nos souffrances?
Qui pourrait réclamer la lumière sur la disparition d'un parent, d'un voisin ou ami dessoudé en "tutu et escarpin"?
La réponse entendue plus d'une fois à la question:
-"Mais pourquoi ne pas avoir signalé son agression?
- Désolée, mais ici l'on ne parle que des crimes touchant les êtres humains, ont ne fait pas les animaux ni les monstres de foire.
Pourquoi s'en étonner, après tout IL l'avait bien cherché..."
Et encore, j'en passe des vertes et des pas mures...

* "Toute âme qui s'élève élève le monde."
"Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre."
(Gandhi).

Vous savez quoi?
Malgré tout ça, l'on peut quand même être Trans(Genre), c'est à dire ni homme, ni femme, (ou bien les deux à la fois) et se sentir heureuse, ou presque...
Heureuse de vivre tout simplement, d'être ce que nous sommes et ne porter pour masque que celui qui offre notre vrai visage...
Et ce malgré l'opprobre accusatrice du bouf ou de sa peau de vache, se croyant normaux sous le simple prétexte que le style de vie qu'ils ont adopté par pure grégarité, est protégé par des lois iniques, expressément formatée pour eux, par les juges et les curés soucieux uniquement de consolider leurs propres intérêts de la manière la plus naturel qui soit, c'est à dire la plus ignoble puisque reposant sur les plus vils instincts de l'homme; égoïsme, aveuglement, avidité, orgueil, préjugés, compétition forcenée et autres joyeusetés montées en épingle telles des vertus sacrées ne préparant pour seul avenir, qu'une vision n'allant pas plus loin que le bout de leur tarin.

Institutions si respectées bien que si peu respectables, symboles magnifiés de l'hypocrisie et du cynisme triomphant.
Condamnant à la corde ou au bucher, tout ceux refusant de "sous-vivre" selon leurs lois, tandis que ces porteurs de robes assermentés, occupent leur sacerdoce à déformer l'âme bien lisse et serrée de leurs enfants de "cour".
Les déchirant sans ménagement entre plaisirs coupables et tourments inavouables, que seule la mort peut espérer délivrer.

Cette même culpabilité qui fait de NOUS TOUS, des KAPO... KamaradenPolizei si vous préférez, qui à l'instar des camps de sinistres mémoires ayant simplement changés de noms et de frontières, dénigrons chez nos frères et soeurs de galère, cette manière insupportable d'oser assumer qui ils sont.
Reflets de qui nous sommes, dont l'insupportable audace nous crachent à la gueule comme d'une poire à lavement, l'horrible réalité de nos lâchetés, intolérables illustrations de nos désirs refoulés.

* "La découverte, c'est de voir ce que tout le monde voit et de penser ce que personne ne pense."
(Albert Szent-Györgyi).

"Celui qui apporte la lumière est par essence damné". (l'inverse aussi serait vrai :-)
Et là je ne fait allusion ni à Total/Exxon ni aux électrons un peu trop libres qui émanent des déchets de nos Tchernobyl parsemant nos paysages telles de putrides verrues radioactives.
De Lucifer à Prométhée, en passant par la divin marquis ou Oscar Wilde,
comme tout messager, le poète mérite forcement l'échafaud,
"Il faut le pendre!" ou tout comme les papiers qu'on ose lui réclamer,
il faut aussi le brûler, comme le chantait Guy Béart et Leo Ferré,
car "Là où on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes".
(Heinrich Heine).

La vie m'a brisée, fait perdre rapidement mes illusions tout comme la trace de mes soeurs dans l'Histoire.
Mes soeurs, celles avec une grande Hache (ou Labrys) bien affutée pour couper les joyeuses de ceux voulant sans consentement nous la fourrer.
L'Histoire celle avec une grande Hache vous savez, ou des ciseaux bien affutés pour charcuter la moindre trace d'invertis dans nos mémoires.
Cette Histoire écrite par les vainqueurs.
Fanatiques de toute pilosités maniant la corde et le briquet comme personne pour renvoyer tout prés du ciel, tout ceux et celles qui de leur tête osent et raisonnent.
Faisant de Caius Julius Caesar IV, lui qui était de notoriété "L'Homme de toute les femmes et la Femme de tout les hommes", un héros bien viril, archétype de la supériorité stratégique du "porteur de lance".
D' Héraclès et Omphale de Lydie, l'image sereine d'un jolie couple Hétéro...
D'Hermaphrodite et Salmacis, l'illustration des caprices féminins.
De Leonardo, dit Mona aux multiples talents, le maquilleur du portrait le plus célèbre du Louvre.
Son "auto" étant pour d'obscures raisons tombée en panne :-)
Du chevalier d'Eon, la caricature d'un monstre de foire exhibant à travers l'Europe le spectacle de sa déchéance morale...
D' Enola, la si joyeuse, sachant comme personne avant elle, faire la bombe et s'envoyer en l'air au dessus d' Hiroshima, mon amour...
et ainsi mettre terme aux joyeuses étripaille entre les amoureux des Onnagata du si étrange Kabuki et les membres du KKK, plus sensibles aux spectacles pyrotechniques :-)
Osant réécrire l'innommable assassinat de l'irremplaçable Hypatie d'Alexandrie par des prêtres chrétiens assoiffées de sang, pour la farder en martyre Chrétienne victime des païens sous le nom de Sainte Catherine...
Renvoyant les Anges et les sibylles à leurs chimères et Paradis Infernaux, jardins clos dont jamais l'on ne s'évade.

* "Chaque fois qu'on produit un effet, on se donne un ennemi.
Il faut rester médiocre pour être populaire
".
(Oscar Wilde).

* "Toute idée nouvelle traverse trois phases.
On commence par en sourire avant de la combattre, pour finalement l'accepter comme allant de soi
".
(Schopenhauer).

Aristodème, Parthénopée,
toi Hermaphrodite Reine de la nouvelle cité des vierges amazones, désormais
féminili
(petites femmes) agonisante sous la férule impitoyable de la machiste Camorra,
écoute nous et rend nous la force de lutter ensemble pour refaire naitre la lumière de nos "choeurs".
Rend nous l'étincelle de l'espoir en un monde meilleur, ici bas et maintenant!
Sort nous de cette vase obscurantiste qui nous enlise!
Protège nous de ces "accidents bêtes" nous fracassant la tête telle celle d'un motard aux freins sabotés contre un putain de camion,
deux bastos partie trop tôt et sans préavis... dans la nuque et faisant conclure au suicide à nos Sherlock d'opérette!!!
un cachet mal dosé, un puits mal refermé, une chaussée mal traversée ou un vase renversé sur le ciboulot de Cyrano!
Et surtout, rallume en leur coeur les brasiers de Voltaire et de Diderot et d'Alembert, sans pour autant tenter de nous purifier avec tout leurs ouvrages, à la manière de ces nabots de nazis et autres rusés sauvages de tout "acabibles".

Les méthodes différent désormais légèrement, "progrès" oblige :-)
Anastasie n'utilise plus de marqueur à l'acétone pour nous endormir, plus de ciseaux pour nous tailler de jolies dentelles de papier.
Le marteau qu'elle utilise pour "écraser le clou qui dépasse" est désormais en parti virtuel, mais ses effets sont toujours aussi réels malgré la multiplication des moyens de partage de l'information.
L'internaute est maintenant le nouveau gibier. Le pigeon à encager, à qui l'on n'offre des graines que pour mieux le plumer.
Ces "salauds" de Pirates mal tondus, refusant de cracher d'avantage au bassinet pour avoir comme leurs ancêtres osés copier et diffusée un texte sans en acheter le livre, copier une cassette sans acheter le film, fredonner un air sans avoir payé le disque et même divulguer l'info sans l'avoir fait accréditer par les autorités compétentes sous peine de se retrouver rapidement dénoncé et embastillé parmi les violeurs et les assassins.

Même les "encyclopédies populaires universelles" en ligne, genre WikiBigBrother, sont désormais aussi fliquées que les chasses de Rambouillet ou que l'ancien palais de La Pompadour. :-)
Confiées entre les mains de hordes de cinglés de l'autoritarisme, défoulant leur frustration de ne pas pouvoir faire des cartons sous la protection d'un uniforme, en dégommant à coup de blocage d'IP tout ceux dont l'exposition de l'opinion risquerait par sa seule présence, de faire vaciller leurs préjugés si bien ancrés.

Il est même arrivé plus d'une fois que l'on y retrouve parmi les divers définitions proposées, de "belles" justifications des crimes HomoPhobes les plus odieux!!!
Ceux ci étant selon certains, la réponse à l'HétéroPhobie, dont la sémantique pervertie est présentée comme la "haine du modèle Hétérosexuel",
alors qu'elle n'est rien de plus que son exacte contraire, puisque désignant étymologiquement "la haine de toute forme les différences, que celles ci soient ethniques, religieuses ou liées au genre ou à la sexualité.
Faisant volontairement l'impasse sur le fait que si jamais personnes n'a jamais eu à subir la moindre agression pour son hétérosexualité, l'inverse est malheureusement loin d'être vrai, tant l'éventail des crimes menaçant à chaque instant et en toute impunité chacun de nos semblables, ne cesse de grossir en chaque endroit de la planète, à quelques rares exceptions prêt, allant des simples vexations aux tortures les plus abominables, dans l'indifférence générale.

* "L'intelligence est le choix de tous les instants, comme la bêtise..."
Mais heureusement, ...
"Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être."
(George Eliot).

A nous donc de réagir et de cesser de demeurer inertes quand nous sommes bousculées sur quelques terrains que ce soit, à commencer par les cours de recrée tant qu'il n'est pas trop tard pour faire d'un jeune con autre chose qu'un vieux con totalement irrécupérable.
Enfin, cessons ici nos prières et sortons nous les doigts du cul pour agir tant que nous le pouvons encore et hurler distinctement et par des actes forts, notre intarissable désir d'exister envers et contre tout, en vert, en rose, en rouge et noir... et AVEC TOUS, avant que même cet ultime privilège nous soit, comme tout les autres, définitivement hotté... ;-)

La division des forces de l'adversaire est l'outil de toute les dictatures sans aucune exception et quelques soient l'appellation dont elles osent s'affubler.
Elle est l'arme ultime de tout les stratèges, depuis la nuit des temps, sur tout les champs de batailles et quelques soient les outils employées.
L'oppresseur trouvant dans l'utilisation forcenée de bouc-émissaires, le moyen imparable de distraire la masse des seules vrais solutions susceptibles de résoudre ses problèmes.
Solutions consistant généralement tout simplement à reprendre par le grès ou par la force, les moyens de forger soit même son propre destin au lieu de confier à d'autres, le soin de s'occuper de nous à nos dépends en forgeant les fers destinés à nous maintenir en esclavage.

Pour terminer avec une note aussi colorée que pleine d'espoir malgré sa tragique destinée:
* "LA LIBERTÉ n'est jamais offerte, elle S'ARRACHE et ne se gagne qu'en luttant pour elle!!!"
(Dalton Trumbo pour le "Spartacus" réalisé par Kirk Douglas en 1960).

Daniela de Montluçon, Alias Sibylle de Montmartre.
Travailleuse du texte et de l'image.
TransGenre à la grande bouche et aux petits bras,
n'ayant plus trop froid aux yeux, ni ailleurs ;-)
Autodidacte libertaire et libertine,
et pas peu fière de l'être quoi qu'il m'en coûte...
S'il fallait qu'il n'en reste plus qu'une, je serais celle la :-)
Jeudi 30 Octobre 2008, 03H00.

Première mouture, écrite cette nuit à l'arrachée.
Je prie pour que vous ne me teniez pas trop rigueur de sa longueur et de ses multiples imperfection comme de son style trop emporté :-)
Au plaisir de vous lire.

mercredi, 09 juillet 2008

"Un génie gonflé à bloc" ou "l'air de rien, ce gars là est tout simplement révolutionaire" :-)

Nos "avant-gardistes" industriels et "clairvoyants" financiers franchouillards faisant comme toujour la sourde oreille,

comme c'est devenu systématiquement le cas à chaque fois qu'un esprit sortant du lot ose proposer ses talents, ce sera donc une fois de plus hors de nos sacro-saintes frontières que la seule chance de salut se présentera pour les infortunés créateurs de richesses, à travers, pour cette fois ci, la société indienne Tata Motors. Cette dernière bénéficiera donc du formidable transfert de technologie de l'entreprise MDI en produisant l'invention de l'ingénieur Guy Nègre.

Gageons que nos "chers" compatriotes, toujours aussi bornés que rétrogrades, ne se priveront pas pour lui mettre tous les bâtons dans les roues possibles et imaginables! Il suffit, par ailleurs, de consulter les articles qui lui sont consacrés sur Wiki et autres sites pour se rendre compte que la cabale des "courageux" anonymes pétro-dépendants a déjà commencé.

Une chose est certaine, à ce rythme là, avec une telle politique d'exclusion de nos cerveaux, nous risquons fort d'être les prochains boats-people en partance pour le Nirvāna Indien.

Pour une sacré caisse qui ne manque pas d'air:

http://www.dailymotion.com/video/x5pnw2_solution-alternat...

mardi, 24 juin 2008

Le plaisir féminin fait-il peur aux hommes?

La princesse Bonaparte était-elle frigide?

Il peut sembler dérisoire de lancer un livre intitulé «Osez la masturbation féminine». Il y a moins de 80 ans, la princesse Bonaparte se faisait pourtant opérer du clitoris pour guérir de sa terrible manie.

Connaissez-vous Marie Bonaparte? Descendante du frère de l’empereur Napoléon, princesse de Grèce et du Danemark, elle a sauvé la vie de Freud. Alors que les nazis sont au pouvoir, en 1938 elle convainc Freud de partir en exil avec sa famille et avance l’argent de la caution que les Allemands demandent comme «taxe de sortie». Freud remboursera cet argent plus tard, une fois en sécurité puis mourra de son cancer de la mâchoire (le 23 septembre 1939)… Marie Bonaparte, quant à elle, ne cessera jamais de défendre l’œuvre de son cher maître: elle considérait Freud comme le seul psychanalyste valable et c’est d’ailleurs à lui qu’elle s’est confiée pendant des années, sur un divan… pour son plus grand malheur.

Car le malheur avec Freud —en dépit de toutes les théories géniales qu’il a pu avancer sur la notion de rêve ou d’inconscient— c’est qu’il défend aussi des idées déplorables sur la sexualité féminine. Déplorables? Non, pire. Absolument terrifiantes. Selon Freud, une femme qui se masturbe à l’âge adulte n’est pas une vraie femme. Sous l’influence de ces théories, Marie Bonaparte — qui a (comme la majorité des femmes) beaucoup de mal à jouir par la pénétration uniquement — se fera opérer le sexe à plusieurs reprises… Elle est une des premières femmes au monde à subir des opérations de chirurgie plastique génitale. Pour les victimes de Freud, être clitoridienne, c’est être frigide.

Persuadée qu’elle est anormale, la princesse consacre toute sa vie à vouloir «corriger» ce vagin qui reste sourd aux pénétrations. Pour pallier cette «froideur», elle pense qu’il faut qu’on lui rapproche le clitoris du vagin… A trois reprises, entre 1927 et 1931, la malheureuse se fait mutiler, charcuter, par des chirurgiens qui n’en sont qu’aux balbutiements du scalpel. Freud voulait qu’elle «guérisse» uniquement par la psychanalyse. Mais, rien —ni les bistouris, ni les divans— ne permettent à Marie Bonaparte de «devenir une vraie femme». Dans sa quête de la jouissance vaginale, la princesse va même rencontrer d’autres «malades» qui, comme elles, ne parviennent à jouir que par le clitoris. En 1929, à Berlin, elle raconte dans un texte intitulé Notes sur l’excision qu’elle a rencontré une jeune Allemande «souffrant de masturbation compulsionnelle, et ayant subi de multiples mutilations chirurgicales sans succès»: la patiente s’est fait tranché le gland clitoridien… Sans résultat bien sûr. Pour jouir, elle continue à caresser cette zone, frottant la cicatrice avec désespoir…

Dans Médecins et sexualités, Yves Ferroul, historien de la sexologie, note que cette mode de l’intervention médicale commence dès le XVIIIe siècle: on pose d’abord des anneaux en métal dans le prépuce des garçons et dans les grandes lèvres des fillettes, afin qu’ils/elles ne puissent pas faire l’amour avant la nuit de noce. Une ceinture de chasteté radicale. Mais comme l’infibulation n’empêche pas les filles de se toucher et que certaines arrachent les agrafes qui ferment leur sexe, des chirurgiens, très rapidement, recommandent l’excision. «Si le clitoris se révèle une source d’excitation permanente, on doit le considérer comme malade, et son ablation devient licite», expliquent savamment  les docteurs (qui omettent de suggérer que l’on coupe la langue des gros mangeurs)… En Angleterre dans les années 1860, en Autriche, en France à la fin du XIXè siècle, puis aux Etats-Unis début XXème, l’ablation du clitoris est à la mode.

Article d'Agnès Giard, tiré de son blog Les 400 culs

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mercredi, 18 juin 2008

American Boy

 Pour le plaisir des yeux et des oreilles :-)

 

Kanye West:
Just another one champion sound,
Yeah Estelle about to get down.
Who the hottest in the world right now?
Just touch down in London town.
Bet they'll give me a pound.
Tell them put the money in my hand right now.
Tell the promoter we need more seats,
We just sold out all the floor seats.

Estelle:
Chorus
Take me on a trip, I'd like to go some day.
Take me to New York, I'd love to see LA.
I really want to come kick it with you.
You'll be my American Boy.

He said 'hey sister.
It's really really nice to meet ya.'
I just met this 5 foot 7 guy who's just my type.
I like the way he's speaking, his confidence is peaking.
Don't like his baggy jeans but I'ma like what's underneath them.
And no I ain't been to MIA,
I heard that Cali never rains and New Yorks heart awaits.
First let's see the west end,
I'll show you to my bedroom.
I'm liking this American Boy.
American Boy.

Chorus
Take me on a trip, I'd like to go some day.
Take me to New York, I'd love to see LA.
I really want to come kick it with you.
You'll be my American Boy.
American Boy.

Can we get away this weekend?
Take me to Broadway.
Let's go shopping baby then we'll go to a café.
Let's go on the subway.
Take me to your hood.
I never been to Brooklyn and I'd like to see what's good.
Dressed in all your fancy clothes.
Sneaker's looking fresh to death I'm lovin' those Shell Toes.
Walkin' that walk.
Talk that slick talk.
I'm likin' this American Boy.
American Boy.

Chorus
Take me on a trip, I'd like to go some day.
Take me to New York, I'd love to see LA.
I really want to come kick it with you.
You'll be my American Boy.


Kanye West:
Who killin' 'em in the UK.
Everybody gonna say you K,
Reluctantly, cos most of this press don't f**k wit me.
Estelle once said to me, cool down down,
don't act a fool now now.
I always act a fool oww oww,
Ain't nothing new now now.
He crazy, I know what ya thinkin'.
Ribena I know what you're drinkin'.
Rap singer. Chain Blinger. Holla at the next chick soon as you're blinkin'.
What's you're persona.
About this Americana?
Am I shallow cos all my clothes designer?
Dressed smart like a London Bloke.
Before he speak his suit bespoke.
And you thought he was cute before.
Look at this P Coat, tell me he's broke.
And I know you're ain't into all that. I heard your lyrics I feel your spirit.
But I still talk that caaash.
Cos a lot WAGs want to hear it.
And I'm feelin' like Mike at his baddest,
The pimps at their gladdest.
And I know they love it,
So to hell with all that rubbish.

Estelle:
Would you be my love, my love.
could be mine,
would you be my love my love,
could be mine,
Could you be my love, my love.
Would you be my American Boy.
American Boy

Chorus
Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to Chicago, San Francisco Bay.
I really want to come kick it with you.
You'll be my American Boy, American Boy.

jeudi, 12 juin 2008

A mort l'eclabousseur!!!

"HOLD UP A LA TENDRESSE

par Alain Guillou

ou les "Dents de la Mer" et Moby Dick revus et corrigées par JEAN FLOCH

voir les photos

Dans un bar j'entends qu'un dauphin "attaque" des pêcheurs !

C'est quoi ça ?

Si un dauphin décidait d'attaquer des pêcheurs, il y a longtemps que la mort aurait frappée …

Un quart d'heure plus tard, entre deux morceaux de thon, je "tombe" sur l'énergumène (le thon c'était dans une salade dégustée au bout de la jetée de Camaret) . fiévreusement je sors mon boîtier avec un télé ... les morceaux de thon et brins de tomates attendront ... j'assiste au ballet incroyable d'un jet-ski piloté par un père emmenant son fils dans une chevauchée épique sur la crête des vagues et sur le dos d'un animal plein de malices qui joue comme un gamin avec le plus fabuleux des jouets que peut s'offrir un dauphin : un jet-ski de luxe piloté à fond les manettes à grand fracas d'accélération et de gerbes d'eau ... tout ça en plein milieu des passes et du port ... un peu casse pied quand même cet engin ... mais quel régal pour ce merveilleux animal dans l’eau.

Youpie ! moi qui adore ces animaux je suis gâté !... j'en oubliais presque de rajouter quelques ISO de plus à la sensibilité de mon film ... numérique ... bingo ... ma mitraillette à photographier rentre en action .... ce sera le début d'une longue course à vélo tout au long des côtes de la Mer d'Iroise ... j'ai suivi la rumeur et au moment ou je ne m'y attendais plus la voisine, chez un ami du coin annonce banalement

- "il est revenu" ....

mon coeur bat la chamade ... et si "IL" était mon énergumène ... bingo ! le voilà là en bas dans sa mer immense qui se met à rançonner les pêcheurs pour quelques caresses .... plutôt turbulent le "garçon" à première vue ... (voir les photos)

J'ai passé deux jours à photographier cet animal étonnant qui se venge lorsqu'un pêcheur plaisancier lui donne un coup d'aviron .... ce pêcheur ne comprenait pas qu’il ne désire qu'une chose : des caresses et la manifestation d'un intérêt ou la « gratte » d'un aviron ... et sûrement pas des coups.

Ceux qui l'on compris reçoivent en échange d’un peu de tendresse des petits cris et toute une démonstration de plaisir et de bonheur. Ils assistent à des manifestations de joie .... les autres se retrouvent soudainement au Cap Horn .... la mer bouillonne tout autour et se transforme en Verdun sous les bombes. Mais là la bombe est vivante et intelligente (les Moby Dick et Dents de la Mer hollywoodiens font pâle figure comparé à ce spectacle) … ceux qui ont tapé Jean Floch voient leur aviron voler en éclat ... et diront plus tard:

- "il m'a attaqué ! Ah oui il est vraiment très dangereux . Faut faire quelque chose"

Une femme de renchérir :

- "vous savez les dauphins se tuent enre eux C'est dangereux ben dame s'ils se tuent entre eux. Ah oui ! j'vous l'dit moi yaura des morts ?"

... ainsi le sort de Jean Le Floch que j'ai photographié à Camaret et à l'autre bout de la Mer d'Iroise se dessine doucement .... la rumeur enfle et certains disent :

- "il est dangereux ! Il a attaqué et jeté à l'eau telle et telle personne"

- « oui il emmêle les mouillages ! c’est sûr, s’il abîme mon bateau je lui donnerai un coup de fusil »

... Jean Le Floch n'est absolument pas dangereux ... mais bien sûr les mêmes qui lui donnent des coups d'aviron prennent tous les risques en restant debout dans leur petite annexe, en bottes, en ciré, sans flottabilité (sauf de rares exceptions) .... en équilibre permanent encourant le risque d'une chute à la mer qui peut apporter l'hydrocution ou encore une noyade par trop de poids (vêtements et bottes de mer).... ceux là même se plaignent ensuite de voir leur aviron brisé en réponse aux coups qu’il ont donnés .

Jean Floch se dirige vers une exécution programmée .... certains comme pour se justifier ou renforcer leur motivation disent en refrain:

- " ben oui c'est bien connu les dauphins se tuent entre eux !"

Ce que nous savons c'est que les dauphins pour protéger les leurs attaquent les orques, un des prédateurs marin au sommet de la pyramide ... si Jean Floch le voulait alors qu'il est spontanément capable de vérifier qu'une voiture s'éloigne avant de retourner emmêler le mouillage du propriétaire du bateau lui ayant donné des coups d'aviron nous aurions déjà une vingtaine de morts ou plus en Mer d'Iroise ...

Non, Jean Floch ne représente pas un danger direct et ceux qui voudraient le faire croire doivent apprendre a cohabiter avec lui car il est chez lui là dans son élément: la mer lui appartient... son seul désir est d'établir un contact avec l'homme ... turbulent peut-être mais extraordinairement attachant lorsqu'il vient chercher sur la palme d'un plongeur des caresses en fermant les yeux d'extase poussant des petits cris de bonheur et de plaisir (enfin si tant est qu'on puisse qualifier ainsi les sons qu'il produit).

Je me rappelle le sort de Jumbo, un éléphant sauvage, espiègle et tout aussi attachant, mort sous les balles des rangers dans la réserve Masaï Mara au Kenya où j'avais lancé les Safari en Ballons ... Jumbo avait commencé à casser des voitures .. une cinquantaine … pour chercher de la nourriture reniflée à distance … des panneaux avertissaient en vain les touristes. Malheureusement, après une déportation à des centaines de kilomètres, jumbo revint et un jour « émigra » 20 km au nord vers un tenting camp dont le propriétaire n’hésita pas à faire exécuter Jumbo après une razzia dans les tiroirs d’une commode installée dans la tente … pour quelques biscuits …

A chaque fois que l'homme établi ou laisse établir un contact avec un animal sauvage il le détruit ... pour une raison ou une autre et dans le cas de Jumbo parce qu'il devint dangereux ... même si finalement le danger était l’homme

Non, personne n'a le droit de mort sur cet animal sous quelque prétexte que ce soit... je ne parle pas ici à ceux bien intentionnés qui aime visiblement Jean Floch malgré toute son espièglerie turbulente … c’est un fait il est devenu plutôt encombrant... ceux qui ont eux l'intelligence de "négocier" leur passage contre quelques caresses qui leur valent de passer sans prendre une douche sous les tonnes d'eau propulsées à grand coup de queue et en sévères giclées par ce cabotin malin."

lundi, 09 juin 2008

Il suffit d'une étincelle...

mardi, 13 mai 2008

Une pub au poil :-)


Philips - Karis
envoyé par firat
  
 
Magnifique publicité,
malheureusement difficile à trouver car régulièrement effacée.
Elle met en scéne le somptueux "Female Impersonator" James/Karis, célèbrissime artiste transformiste de Los Angeles, notamment pour ses numéro de Hoola Up.
Triple bravo à la société Philips pour avoir eu les "cojones" de choisir une ambassadrice du troisiéme genre pour ses produits.

jeudi, 10 avril 2008

Comment tuer une personne Trans

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A éviter de prendre au premier degré,
si possible car, dois-je le préciser,
il ne s'agit pas d'un extrait de livres de recettes pour psychopathes en mal d'inspiration,
mais de l'amer constatation d'un état de fait.
 
Cela en choquera surement certain,
trouvant que d'autres souffrances méritent plus d'attentions,
que celles de ces déviants en jupons,
à commencer par celles des peuples, birmans, africains ou tibétains.
Mais ce n'est pas minimiser l'injustice et la douleur
que de dénoncer cote à coté, ce qui touche les uns, ceux qui massacrent les autres.
 
Le but n'étant pas de relativiser les douleurs,
ni de fixer un palmarès des horreurs.
où seul le premier prix mériterait l'attention de l'opinion.
invitant les autres victimes de l'intolérance
à avoir la décence de souffrir en silence,
à ne pas trop la ramener en chialant sur leur sort,
quand d'autres causes monopolisent les compassions
et font le décompte des morts.
 
Certaines victimes pourtant, n'entrent dans aucune statistiques,
n'ayant même pas insigne honneur
de figurer dans la rubrique des chiens écrasés.
Etant d'ailleurs, bien moins considérées que des clébards abandonnés,
et dans le meilleur des cas,
même pas considérées comme êtres humains,
mais comme d'infâmes putains.
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 "Comment tuer une personne Trans.
Auteur:  Transplume
Date:   23-02-2008 00:32

Essai de traduction d'un article paru sur Remembering, l'association du TDoR
(
Transgender Day of Remembrance ou Journée Internationale de la Mémoire Transgenre).
Oui, il est facile de tuer de plein de manières.
Directement un jour, et on commence par isoler les personnes, par leur ôter toute confiance en elle-même et dans les autres, par les exclure sans même leur dire pourquoi, parce que c'est "comme ça".
Y compris votre milieu et vos amiEs.
Par la division et les rumeurs.
Le meurtre commence souvent comme ça, hypocritement, comme toutes les violences, pour finir par le viol et la mort.
Ce texte le dit terriblement.
Millie".

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"Comment tuer une personne Trans.
15 février 2008

Samedi dernier,
Sanesha Stewart, une femme trans de couleur qui vivait dans le Bronx, a été assassinée dans son appartement.
Elle avait 25 ans.
Celui qui est accusé du crime, Steve McMillan, qui la connaissait depuis plusieurs mois, à déclaré lorsqu'il a été arrêté qu'il avait été mis hors de lui de découvrir qu'elle était ce que les médias affirment ne pas être une vraie femme.
Il l'a poignardée à maintes reprises dans la gorge et dans la poitrine.
Elle a tenté de se défendre, il y avait des blessures défensives sur ses mains.

Jeudi, le lycéen Lawrence King était en classe à Oxnard, Californie.
Il était ouvertement pédé, et venait souvent à l'école dans une tenue de mélange de genres, avec du maquillage, des bijoux et de hautes chaussures.
Selon un autre élève, il était vraiment bizarre avec les garçons.
L'un d'eux l'a frappé à la tête.
Il a été déclaré cliniquement mort le vendredi.

C'est facile de voir ce genre d'histoire et de se dire, qu'est-ce que c'est tragique, imprévisible, insensé.
Mais alors, vous oubliez combien c'est facile de tuer une personne transgenre.
Vous oubliez que partout dans ce pays, les leaders de la foi de toute dénomination, hommes et femmes qui affirment parler au nom de dieu lui-même,
nous appellent pécheresses, nous appellent abominations, nous appellent le diable.
Vous oubliez que le mieux que nous puissions attendre des médias c'est qu'ils nous décrivent avec pitié, comme quelque chose que nos familles doivent être fortes pour supporter.
Au pire ils nous décrivent comme anormales, exploitent nos corps pour faire du fric, et la peur publique que nous inspirons comme valeur dérangeante.

Vous oubliez que dans les meilleurs jours, les flics nous ignorent, mais que le plus souvent ils se joignent à notre harcèlement.
Vous oubliez les femmes trans de couleur qu'on embarque sur suspicion de prostitution.
Vous oubliez les violences et les viols que nous subissons lorsque nous sommes arrêtéEs.
Vous oubliez le pouvoir médical qui saigne nos portefeuilles pour les hormones et la chirurgie dont il nous affirme qu'elles nous sont indispensables.

Vous oubliez la manière dont on nous refuse les traitements lorsque nous sommes mourantEs, mourantEs de maladies guérissables, ou encore de blessures mal soignées.
Vous oubliez que, d'une manière légale, la majorité des états nous refusent l'emploi, les services, le logement.
Vous oubliez les refuges et les centres contre les viols qui ne nous autorisent pas à entrer.
Vous oubliez que la plupart d'entre nous n'a même pas de famille pour se réfugier lorsqu'on est au fond du trou.

Vous oubliez que les chefFEs de notre propre communauté nous ont dit que ce n'était pas encore le moment pour avoir des droits, que ce n'était pas réaliste que nous soyons considéréEs avec le même respect que les autres êtres humains.
Vous oubliez que dans notre propre milieu, c'est vu comme négatif que de se montrer trop visible.
Vous oubliez comment nos prides on été dénigrées par notre propre communauté.
Vous oubliez le mépris répandu sur les drag queens par les autre pédés.
Vous oubliez la peur d'être vuE en public avec unE amiE qui est considéréE comme trop voyante.

Vous oubliez la manière dont tout cela a contaminé les esprits des personnes transgenre aussi.
Vous oubliez comment unE transsexuelLE va se récrier qu'elle ou il n'est pas unE trav', comme s'il y avait du mal à l'être.
Vous oubliez les sales sobriquets que nous nous envoyons si nous ne passons pas bien.
Vous oubliez combien d'entre nous se suicident chaque année.

Vous oubliez à cause du bruit de fond incessant, du bourdonnement continu en arrière-plan.
Chaque journal qui appelle une femme trans lui au lieu de elle.
Chaque émission qui passe une heure à parler de nos organes génitaux.
Chaque môme qui se se moque de nous parce qu'on ressemble à une trans.
Chaque personne trans qui parle d'elle ou il comme unE vraiE trans.
Chaque activiste ou politicien qui nous dit que c'est pas le moment de la ramener.

Vous oubliez aussi combien il est facile de tuer une personne non-blanche, avec les mythes sur les gangs et les mensonges sur les immigrantEs.
Vous oubliez combien il est facile de tuer une personne pauvre, de lui supprimer ses aides parce qu'on dit que sinon elles vont se reproduire comme des lapins.
Vous oubliez combien c'est facile de tuer une travailleuse du sexe, avec un langage qui entraîne la honte, en lui envoyant des insultes comme salope et putain.
Vous oubliez le message qui se cache derrière tous ces exemples: "tu vaux moins que moi, tu n'es pas digne des droits et du respect dont je suis digne."
Tu n'es pas humainE.
C'est vraiment facile de tuer quelqu'unE que tu ne vois pas comme humainE.
C'est vraiment facile de tuer une personne trans.

Michelle Fox-Phillips.
Shalom".

lundi, 07 avril 2008

Pekin 2008 - Les jeux de la Honte...

...pour les donneurs de leçons occidentaux.
Face au couronnement du cynisme triomphant, j'espère seulement que les juteux profits engrangés par les barons du capitalisme soutenant les yeux fermés la politique des camps de la mort sauce Mao seront immenses, car il ne leur restera plus que leurs délicieuse salade de billets verts à se foutre sous la dents une fois que ces derniers seront arrivé à leurs fin en généralisant la méthode des camps de travaux forcés bien au delà des frontières de ce qui est à l'heure actuelle le plus grand camps de concentration de la planète.
Quand aux autres, heureusement pour eux, la souffrance sera de bien plus courte durée.

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L'Histoire en général et celle de la Civilisation chinoise en particulier, m'a toujours fascinée, mais je refuse toute complicité avec le régime actuel, méprisant les peuples et leur culture au nom d'un parti moribond ayant retrouvé son deuxième souffle en adoptant les pires méthodes
imaginable au seul nom du profit, qui ferait bresque passer le "miracle" Pinochet pour le paradis des ouvriers.

Il ne fait toujours pas bon d'être tibétain, ouïghour, membre du Falun gong ou tout simplement d'ouvrir sa gueule quand l'on a le privilége d'être captif de l'Empire du Milieu tout comme il ne faisait pas bon d'être arménien sous Mustafa ou encore juif ou tzigane sous Adolf et Philippe ou encore tchétchéne ou abkhaze dans la Grande Russie de ce poutin de Vladimir.

"Mort à la Tyrannie et à ses complices!"
Cette sentence communarde aurait toute les raisons d'être ressuscitée tout comme l'appelle au boycott de toutes les marques estampillées "Made in China" et produits associés aux jeux de la Honte 2008, en attendant ceux tout aussi ignobles de 2014.

Regardez-les bien pour vous souvenir du nom et du logo de ceux qui soutiennent les régimes dictatoriaux, l'esclavage, la torture et la peine de mort pour les simples délits de race, d'ethnie, de religion ou d'opinion.

La Guerre du Feu a bel et bien démarré,

commençant dans un premier temps par enflammer des budgets d'escorte jamais atteint par aucun chef d'état, y compris les plus haïs de la planète. Dans tout les pays que la sacrée flamme de la honte traverse les sommes allouées à sa protection ont d'hors et déjà battu tout les records.

Avec un cocon soit disant étanche comprenant Hélicos, motards, paniers à salade, snipers, services d'écoute électronique, satellites, plus de 3000 poulets mobilisés et ... une centaine de POMPIERs!!! pour l'escorter, il ne nous reste plus qu'à prier pour que personne ne pense à enflammer physiquement le parcourt de la dite flamme alors que les pompiers sensés éteindre ses mêmes feux sont mobiliser pour une autre tache plus brûlante encore.

C'est jouer avec le feu que d'oser accueillir un "cadeau" si brûlant sur son territoire.
Quand on pense à tout ses briquets et ses allumettes en vente libre; toutes ses poubelles, ses belles voitures et ses bâtiments prestigieux mais tellement inflammables longeant le parcours de l'étincelle de la discorde, l'idée nous foutrait presque la trouille si elle ne nous réjouissait pas tant dans le même temps...

Heureusement pour certains, avec la quantité d'extincteurs déjà présents dans les mains des manifestants, gageons que ces malheureux départs d'incendie seront aussi vite maîtrisés et étouffés que la vérité sur les antennes chinoises.

Les actionnaires des marques d'extincteurs, des compagnies de fabrication de neige carbonique et briquets, d'allumette et de butane, devraient faire de substantiels bénéfices proportionnels à la proximité de la fameuse flamme.

Comme le déclara un certain Winston à propos des accords de Munich, signés au nom de la Grande-Bretagne par Chamberlain, seulement 2 ans après les Jeux Olympiques de Berlin et 2 mois avant la "Nuit de cristal":

"l'Angleterre avait le choix entre déshonneur et la guerre.

Elle a choisi le déshonneur, et elle aura la guerre".

De même, cette répugnante association de malfaiteurs, réunies sous l'acronyme d'ONU, que le grand  Charles surnommait non sans raisons "Le Machin", nous ayant montré depuis ses origines la futilité de ses prétentions par son écœurante servilité non pas à la cause de la Paix mais aux seuls intérêts des membres de son dangereux conseil de sécurité, s'offre actuellement le luxe d'entacher le peu d'honneur qu'elle aurait pu avoir et d'obtenir une guerre contre laquelle elle n'est pas préparée.
Avec de tels adversaires, la Chine n'aura pas besoin du moindre allié pour nous foutre une pâtée qui s'annonce d'hors et déjà Impériale.

Quand toute la puissance économique et militaire des super-puissances aussi bien Yankee que Ruskov peine à contrôler quelques poignées de barbus gardiens de chèvre, armées de bombes artisanales et d'armes de destruction massives invisibles, (les barbus, pas les chèvres, quoique cela expliquerait les difficultés qu'ont certains à les éradiquer) il parait normal que la crainte de retour de bâton engendré par un coup de pompe trop vif dans la fourmilière chinoise, mariée à la très appétissante carotte de bénéfices faramineux engendrés par une main d'ouvre réduite à l'état non pas d'esclaves, mais de bétail faisant passé les camps de sinistre mémoire, pourtant connus de nos grands parents alors qu'ils clamaient sans jamais croire à leurs propres mensonges, que "l'on ne savait pas" et dont la réaction à la "découverte" soudaine fut: "Plus jamais ça".

Maintenant l'on sait..., au bout de plus d'un demi-siècle au moins, d'auto-aveuglement ans et les choses sont non seulement toujours là mais ne cesse de gravir dans l'horreur en attendant patiemment mais sûrement, de se généraliser pour nous toucher à notre tour.

Tant que les génocides perpétrés par ce régime de tarés ne faisaient qu'affaiblir cette ancienne puissance dont la crainte du réveil faisait trembler jusqu'à nos empereurs, tout allaient bien, mais voilà qu'après avoir marché sur la tête à reculons en croyant faire de grands bonds en avant, que le géant sort enfin de sa torpeur pour, tel Atlas face à l'Olympe, se rendre compte qu'en tant que pivot du monde, rien ne l'empêche de dicter ses conditions et d'imposer sa loi, à ceux qui par cupidité autant que par lâcheté se contenterons pour seul manifestation de leur désaccord de principe, de préférer se tirer une balle dans le pied et s'amputer un membre, plutôt que de froisser l'Ogre de papier.

Le moment où les complexes de pacotille s'éteindront pour faire place à une autre "guerre préventive", se rapproche à grand pas.

Déjà les budgets militaires s'envolent à nouveau, essayant de prendre de vitesse nos prochains invités avant qu'ils ne débarquent chez nous en combinaisons NBC, précédés de peux par quelques virus bien choisies et ogives non issues de cathédrales mais du cerveau malade de quelques dictateurs se cramponnant à leur pouvoir fuyant avec toute l'énergie que la folie confère à ceux n'ayant plus d'autres arguments pour se maintenir en place que d'éliminer tout leurs opposants, ce qui dans ce cas, se mesure à l'aune du nombre de créatures plus ou moins vivantes, ou plutôt de ce qu'il en reste.

Veaux à la cervelle ramollie par la propagande et la promesse de lendemains toujours meilleurs, qui ne les mèneront finalement nul par ailleurs qu'à l'abattoir.

Ecrit par : Daniela de Montluçon | mercredi, 02 avril 2008

vendredi, 21 mars 2008

Une époque formidable...

avril 2005   
Les 8 dauphins de taiji sont partis en Chine 

Delphinarium en Chine : ici, on a le sens du spectacle !


Nous venons d'apprendre que les 8 dauphins de Taiji ont bien été expédiés en Chine, pour s'en aller mourir dans le delphinarium de Sunasia Ocean World (Dalian) une structure de loisirs fière de son tunnel subaquatique géant mais en quête d'un filtrage à l'ozone. 
(comme à Duisburg, Bruges fonctionnant toujours au chlore... )  


Il ne sert donc plus à rien de protester auprès des autorités japonaises mais en revanche, vous pouvez  toujours vous adresser aux autorités chinoises pour leur demander de libérer au plus vite ces nouvelles victimes de la stupidité humaine... 

Oh ! Comme c'est comique ! Au Sunasia, on habille les tortues de mer avec des t-shirts rouges...

Pour rappel, ces 8 dauphins ont vécu l'enfer. 
Ils ont vu et entendu mourir toute leur famille dans une mer sanglante à leurs côtés, ils ont vu leurs enfants, leurs parents, leurs amis débités à la hache en hurlant de désespoir sur le sable brûlant des plages ou noyés lentement sous des filets de pêche. Et on va les obliger aujourd'hui à faire semblant d'être heureux et à se livrer à des tours de cirque en échange de quelques fragments de poisson pourri....  

Dauphins japonais coincés dans les filets des tueurs... Terreur absolue !   
Celui-ci n'était sans doute pas assez costaud que pour survivre au delphinarium...Direction : boucherie !

On sait déjà - mais qui s'en soucie ? - que nos "chers amis chinois" au pied desquels rampent aujourd'hui les hommes d'affaire européens, massacrent allégrement leurs prisonniers d'opinion au fond d'une camionnette aménagée en salle d'exécution par injection létale. 
On sait aussi ce régime dictatorial écrase le peuple Tibétain sous sa botte de fer. 
Mais par pité, qu'ils laissent donc la Nation Cétacée tranquille!

Justice à la chinoise : ici, des résistants Tibétains abattus sommairement par les forces de l'ordre en 2004. 

Sources: http://www.dauphinlibre.be/japon.htm

Tristes Sportifs

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"Par une série d’équations perverses, l’idéologie sportive ose même identifier l’idéal à sa négation pure et simple. C’est ainsi qu’en Argentine la « liberté de jouer », célébrée en 1978 par tous les amateurs du ballon rond, a surtout été une opération de propagande pour la junte fasciste de Jorge Rafael Videla, avalisée par la Fédération internationale de football association (FIFA) et tous les supporteurs du fait accompli.

De même, c’est au nom de l’« idéal olympique » que se sont tenus les Jeux de la croix gammée à Berlin en 1936, les Jeux staliniens de 1980 à Moscou, les Jeux policiers de Séoul en 1988. Et c’est encore au nom de la « fraternité olympique » qu’Athènes consacrera en août 2004 le rassemblement « pacifique » d’une interminable cohorte d’« Etats voyous », de dictatures bananières et de régimes policiers qui tâcheront de glaner médailles, honneurs et considérations sous la protection rapprochée de milliers de militaires et d’agents des services de sécurité mobilisés pour prévenir les attentats terroristes.

Athènes - qui fut dans l’Antiquité le berceau de la philosophie et de la démocratie - passera ensuite le flambeau olympique à Pékin, symbole sinistre du despotisme oriental. Les thuriféraires du sport fermeront alors pudiquement les yeux sur les violations massives des droits humains en Chine, à seule fin de préserver la « réussite » de la fête olympique en 2008.

Oubliés, les camps de travail, les mensonges d’Etat, l’occupation du Tibet, la répression sanglante de la place Tiananmen, les exécutions publiques des condamnés à mort, les exactions de la police politique, les menaces contre Taïwan, la normalisation de Hongkong. Les festivités olympiques serviront, une fois encore, de paravent à un exercice de propagande pour un régime totalitaire. Et la phraséologie sportive, avec son humanisme de pacotille, de justification à une opération de marketing politique pour la bureaucratie chinoise. Comme à son habitude, la « finalité sans fin » du sport légitimera le monopole de la violence illégitime d’une tyrannie."

Texte de Jean-Marie Brohm, Marc Perelman et Patrick Vassort.

Source Le Monde diplomatique : lire le texte dans son intégralité

mercredi, 19 mars 2008

Habilement croisées :-)

Magnifique performance de la star philippine de film d'action Spencer Reyes et de l'actrice Michelle Valdez lors du show télévisé Philippin "Shall We Dance", sur le titre "Shut up and drive" de Rihanna.

dimanche, 16 mars 2008

Ptit déj sur Pluton

Breakfast on Pluto

Film britannico-irlandais réalisé par Neil Jordan, sorti en 2005.

Sommaire

Synopsis

1475954536.jpgEnfant sensible, délicat, mais "illégitime", fruit efféminé de la passion inavouable du Père Liam McIver pour sa femme de ménage, sosie de l'actrice Mitzi Gaynor; Patrick Brady, alias "Kitten" (minou en référence au saint androgyne Saint Menard) quitte son Irlande natale à la mort de son amoureux, Bobbi Golsborow victime d'un attentat à la bombe, dans l'espoir de retrouver sa mère naturelle rebaptisée "la dame fantôme", expatriée dans la ville qui ne dort jamais.

Menant pour cela une nouvelle vie dans le tourbillon du Londres des années 1970, il se trouve embarqué comme l'égérie squaw du chanteur d'un groupe de Glam rock "Billy Hatchet and the Mohawks", agissant clandestinement pour l'IRA.

Sans domicile, il saisit bien malgré lui toutes les opportunité passant à sa portée, wombles (sorte de nain de jardin du folklore irlandais) dans un fameux parque d'amusement à thème de Wimbledon, poussée au tapin, elle échappe de justesse à l'agression de son premier client, celui ci s'avérant être un tueur en série (interprété par Brian Ferry), grâce à l'utilisation d'un vaporisateur de parfum en aveuglant son bourreau d'une touche de Channel No.5.

Couchant chaque mésaventure de sa quête dans son journal intime, elle devient tour à tour l'assistante et le jouet d'un magicien hypnotiseur (joué par un Stephen Rea faisant le clin d'œil à "The Crying Game"), gigolo, hôtesse travesti au Xanadu, peep show organisé en coopérative en plein cœur du quartier chaud.

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Puis retrouve enfin la trace de sa génitrice, grâce à l'intervention de son père biologique, décidée tardivement par l'intervention d'un des inspecteurs de police, pris de remords de l'avoir brutalement interrogé après l'avoir assimilé à un kamikaze poseur de bombe travesti, suite à un attentat au sein d'un night-club fréquenté par des permissionnaires, soldats britanniques du génie habituellement postés en Ulster.

Préférant la relative "sécurité" de sa garde à vue musclée à une liberté surtout synonyme d'insécurité et de précarité, Kitten réussira finalement à rencontrer anonymement sa vraie mère et son demi frère en se faisant passer sous le pseudo de Delhia Johnston pour une enquêtrice des télécoms au style très conservatrice, puis par se réconcilier avec son père, "adoptant" au passage et sous le regard intransigeant et réprobateur des paroissiens brûlant du désir de purifier leur sanctuaire de leur présence jugée immorale et inconvenante, sa meilleure amie et son fils après que le géniteur de ce dernier, membre de l'IRA, fut abattu comme "balance" par ses anciens complices.

Le film se clos par la pirouette irrévérencieuse de deux rouge-gorges apparus de manière récurante au long du film, citant le poète Oscar Wilde. "J'adore parler de tout et de rien, car c'est bien la seule matière en laquelle j'ai de vagues compétences".

Arguments

Chef d'œuvre polémique abordant de la manière la plus intelligente qui soit, quantité de sujets universels aussi sensibles que tabous, depuis l'homosexualité à l'avortement en passant par la prostitution, le terrorisme, l'hypocrisie et la perversion du système, le célibat des prêtres, les bavures policières, l'homophobie, l'intolérance, les manipulations, la désinformation et la calomnie, sans jamais tomber dans le piège facile de la caricature ou du misérabilisme grâce à la fabuleuse interprétation de ses acteurs très efficacement dirigés que le principal protagoniste; créature aussi improbable qu'extrêmement attachante, au destin incroyablement mouvementé, traversant les épreuves les plus déstabilisantes avec le même regard indécrottablement optimiste et communicatif.

Véritable bombe cinématographique, Neil Jordan nous offre là une nouvelle arme de séduction massive à travers le parcours de son héroïne romantique d'un genre si particulier, aussi "fleur bleue" qu'ironique au sein même des pires emmerdes. Narguant perpétuellement par sa candeur, la grande faucheuse de son sourire enjôleur y compris sous la torture, nous rappelant que "L'humour n'est bien souvent que la politesse du désespoir". Réflexion incontournable par la profondeur et la puissance de son message de vie envers et contre toutes les formes d'intolérances, pareille à une plaie ouverte qui jamais ne se referme, faisant qu'il est impossible de sortir de sa projection totalement indemne. Touché que l'on est par ce cocktail molotov mêlant à la perfection, lucidité, onirisme, dérision et optimisme comme autant de shrapnels pétant à la gueule des idées reçues. Osant héroïquement proposer et défendre une vision toujours aussi neuve et avant gardiste sur ce que nous avons laisser faire de notre triste monde. Tragique place où l'innocence et la candeur sont stigmatisés comme autant de faiblesses fatales alors qu'elles sont nos seuls vrais boucliers contre l'absurdité et la tragédie de nos destins.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

  • Le tournage a débuté en septembre 2004 et s'est déroulé au Royaume-Uni, ainsi qu'à County Kilkenny, en Irlande.
  • Pat McCabe, l'auteur du roman sur lequel est basé le film, fait une petite apparition dans le rôle de Peepers Egan.

Récompenses

  • Nomination au prix du meilleur acteur pour Cillian Murphy, lors des Satellite Awards 2005.
  • Nomination au Golden Globe du meilleur acteur pour Cillian Murphy en 2006.

Voir aussi

"No one is innocent"

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(...) Je suis anarchiste depuis peu de temps. Ce n'est guère que vers le milieu de l'année 1891 que je me suis lancé dans le mouvement révolutionnaire. Auparavant, j'avais vécu dans les milieux entièrement imbus de la morale actuelle. J'avais été habitué à respecter et même à aimer les principes de Patrie, de Famille, d'Autorité et de Propriété.

Mais les éducateurs de la génération actuelle oublient trop fréquemment une chose, c'est que la vie, avec ses luttes et ses déboires, avec ses injustices et ses iniquités, se charge bien, l'indiscrète, de dessiller les yeux des ignorants et de les ouvrir à la réalité. C'est ce qui m'arriva, comme il arrive à tous. On m'avait dit que cette vie était facile et largement ouverte aux intelligents et aux énergiques, et l'expérience me montra que seuls les cyniques et rampants peuvent se faire bonne place au banquet.

On m'avait dit que les institutions sociales étaient basées sur la justice et l'égalité, et je ne constatais autour de moi que mensonges et fourberies. Chaque jour m'enlevait une illusion. Partout où j'allais, j'étais témoin des mêmes douleurs chez les uns, des mêmes jouissances chez les autres. Je ne tardais pas à comprendre que les grands mots qu'on m'avait appris à vénérer : Honneur, Dévouement, Devoir, n'étaient qu'un masque voilant les plus honteuses turpitudes.

L'usinier qui édifiait une fortune colossale sur le travail de ses ouvriers, qui, eux, manquaient de tout, était un monsieur honnête. Le député, le ministre dont les mains étaient toujours ouvertes aux pots-de-vin, étaient dévoués au bien public. L'officier qui expérimentait le fusil nouveau modèle sur des enfants de sept ans avait bien fait son devoir, et, en plein parlement, le président du Conseil lui adressait ses félicitations. Tout ce que je vis me révolta, et mon esprit s'attacha à la critique de l'organisation sociale. Cette critique a été trop souvent faite pour que je la recommence. Il me suffira de dire que je devins l'ennemi d'une société que je jugeais criminelle.

Un moment attiré par le socialisme, je ne tardais pas à m'éloigner de ce parti. J'avais trop d'amour de la liberté, trop de respect de l'initiative individuelle, trop de répugnance à l'incorporation, pour prendre un numéro dans l'armée matriculée du quatrième État. D'ailleurs, je vis qu'au fond le socialisme ne change rien à l'ordre actuel. Il maintient le principe autoritaire, et ce principe, malgré ce qu'en peuvent dire de prétendus libres penseurs, n'est qu'un vieux reste de la foi en une puissance supérieure.

(...) Dans cette guerre sans pitié que nous avons déclarée à la bourgeoisie, nous ne demandons aucune pitié. Nous donnons la mort et nous devons la subir. C'est pourquoi j'attends votre verdict avec indifférence. Je sais que ma tête ne sera pas la dernière que vous couperez (...) Vous ajouterez d'autres noms à la liste sanglante de nos morts.

Pendus à Chicago, décapités en Allemagne, garrottés à Xérès, fusillés à Barcelone, guillotinés à Montbrison et à Paris, nos morts sont nombreux ; mais vous n'avez pas pu détruire l'Anarchie. Ses racines sont profondes : elle est née au sein d'une société pourrie qui s'affaisse ; elle est une réaction violente contre l'ordre établi ; elle représente les aspirations d'égalité et de liberté qui viennent battre en brèche l'autoritarisme actuel. Elle est partout. C'est ce qui la rend indomptable, et elle finira par vous vaincre et par vous tuer."

Émile Henry fut guillotiné le 21 mai 1894 à l'âge de 21 ans. Assistèrent à son exécution Maurice Barrès et Georges Clemenceau qui, bien que tous deux peu suspects de sympathie pour l'anarchisme, se montrèrent émus du sort du jeune homme. La foule salua le fourgon qui transportait le corps supplicié d'Emile Henry ainsi que le relata le même Barrès dans l'édition du journal Le Matin du 22 mai 1894.

Une section anarchiste située au Québec porte son nom.

Bibliographie [modifier]

  • Emile Henry, Coup pour coup. Préface d'André Laude. Textes établis par Roger Langlais. Plasma, coll. "Table Rase", 1977 (ISBN 2-901376-18-5).
  • André Salmon, La Terreur noire : chronique de l'action anarchiste, Jean-Jacques Pauvert, 1959.
  • Robert Maggiori, « Coup pour coup ? Une grande figure de l'anarchisme : Emile Henry », Libération, 7 mars 1977.
  • Daniel Guérin, Ni dieu ni maître. Anthologie de l'anarchisme, tome 2. Rééd. La Découverte & Syros, 1999. (ISBN 2-7071-3035-4)

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